Anonymat II
Je me demande si on ne pourrait pas qualifier la liturgie de la messe, où j'étais ce matin, de liturgie Didier Rimaud. Le chant d'entrée ("Puisqu'il est avec nous..." mis en musique par son copain de religion) était de lui, c'est sûr, et je me demande si cette prière eucharistique à laquelle on a eu droit, n'est pas, elle aussi, de sa plume, en tout cas les formules sont parfaitement françaises. En latin, cette prière eucharistique doit faire bizarre. J'irai voir ça tout à l'heure dans mon missel romain latin... Tout ça n'a pas trop bien vieilli. Ca sent déjà le passé. Tempi passati. C'est vraiment ça le problème de toutes ces mises à jour: elles vieillissent bien plus vite que ce qu'elles etaient sensées remplacer en "vieilleries".
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Un des problèmes du développement plus ou moins organique de la très sainte liturgie, c'est le passage d'une tradition orale, d'une tradition d'imitation (de gestes), d'une tradition de transmission directe à une tradition de traces, d'écrit(s), de codes... La tradition orale se développe automatiquement pour ainsi dire d'une façon organique. Le maître croit relèguer à son disciple exactement ce qu'il a reçu de son maitre à lui, et le disciple croit exactement faire ce que son maître lui a appris, alors qu'il y a des petites évolutions, adaptations, transpositions, élargissements, enrichissements, échanges, inversions... Bien sûr qu'en se comparant entre eux, les pratiquants se rendront bien compte de petites vraiantes qu'ils corrigeront ou mettront en commun s'il le faut. Il y a toujours un travail d'harmonisation, de mise en commun, d'interdiction d'abus ou d'exagérations...
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Mais dès qu'on a des traces qu'on peut manipuler... et (re)composer... et dès qu'il y a des auteurs (encore que l'attribution à des grands Saints pour protéger telle liturgie a toujours eu cours, mais ce n'était pas le même travail de composition... l'attribution est souvent tardive...)... l'organicité devient moins évidente. Elle devient exercice de style, est facilement artificielle et subjective. Il sera question de bon goût et de mesure, de compromis...
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J'ai l'impression de me répéter.
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Un des problèmes du développement plus ou moins organique de la très sainte liturgie, c'est le passage d'une tradition orale, d'une tradition d'imitation (de gestes), d'une tradition de transmission directe à une tradition de traces, d'écrit(s), de codes... La tradition orale se développe automatiquement pour ainsi dire d'une façon organique. Le maître croit relèguer à son disciple exactement ce qu'il a reçu de son maitre à lui, et le disciple croit exactement faire ce que son maître lui a appris, alors qu'il y a des petites évolutions, adaptations, transpositions, élargissements, enrichissements, échanges, inversions... Bien sûr qu'en se comparant entre eux, les pratiquants se rendront bien compte de petites vraiantes qu'ils corrigeront ou mettront en commun s'il le faut. Il y a toujours un travail d'harmonisation, de mise en commun, d'interdiction d'abus ou d'exagérations...
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Mais dès qu'on a des traces qu'on peut manipuler... et (re)composer... et dès qu'il y a des auteurs (encore que l'attribution à des grands Saints pour protéger telle liturgie a toujours eu cours, mais ce n'était pas le même travail de composition... l'attribution est souvent tardive...)... l'organicité devient moins évidente. Elle devient exercice de style, est facilement artificielle et subjective. Il sera question de bon goût et de mesure, de compromis...
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J'ai l'impression de me répéter.
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