Rocamadour de retour.

Publié le par Jean von Roesgen

 Hier, pour la chandeleur, j'étais à la messe à Rocamadour. Heureusement il n'y avait pas mon ami célébr(édur)ant qui impose son refrain de psaume tiré par les longs cheveux des années 60 et qui empêche le chant de l'antienne de communion.
 En générale, dans les paroisses, les curés investissent un zèle furieux pour démolir la crèche le soir même ou au plus tard le lendemain du baptême du Seigneur, dernier dimanche du temps de Noël et veille du temps ordinaire. On en a vu se fâcher et engueuler l'"équipe de la crèche" pour tout jour de retard... Parce qu'ils ont besoin de bien marquer qu'ils sont post-conciliaires. C'est dans le rite extraordinaire qu'on laisse la crèche jusuq'à la chandeleur, ce qui a du sens, parce que la chandeleur marque les 40 jours après Noël.
 A Rocamadour, entretemps, on a l'esprit assez ouvert pour laisser la crèche jusqu'à la chandeleur. La procession aux cierges part de la crèche et elle emène l'enfant Jésus en procession au pied de l'autel où aura lieu à la messe.

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 Avant la messe, j'essaye de me recueillir un peu dans la petite chapelle de la Vierge noire. Dur dur. On entend la musique d'ameublement dans les haut-parleurs de la basilique qui communique par une porte à cette chapelle: Du chant grégorien... ce qui est pratiquement proscrit à la messe et aux offices, voilà qu'on l'impose aux touristes entre les messes et les offices... j'ouvre grand les yeux: Victima pascalis laudes, la séquence de Pâques. Là je n'en peux plus, et je vais fermer la porte entre la basilique et la chapelle. Celui qui pose les CD dans l'appareil pourait au moins avoir la délicatesse de respecter un peu les temps liturgiques. En plein carême, on peut parfois entendre des alléluia qui n'en finissent pas dans les haut-parleurs de nos églises.
 Quel n'est pas mon étonnement, le soir, de lire dans la Vie des Saints et bienheureux par les pères bénédictins de Paris, que la pélérine Aetheria décrit la procession de la chandeleur (40 jours après Epiphanie bien sûr) comme ayant lieu dans une joie semblable à celle de Pâques.

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Publié dans liturgie

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