Bugnini
J'ai réussi à finir la lecture de l'énorme apologie de Bugnini pour "sa" reforme liturgique, livre qui se veut être "témoignage et testament".
Il doit y avoir deux tournants dans ses rapports au pape Paul VI:
Ce dernier reçoit d'abord surtout le cardinal responsable du "consilium" (un organe romain crée pour étudier et faire avancer la reforme liturgique, alors qu'il existaient des congrégations pour les rites, pour les sacremenrts et pour la foi, si j'ai bien compris... et des institutions de musique sacrée...), mais à partir de 1967, les audiences se font en faveur du sécrétaire du "consilium" ( reformé (fondu avec la congrégation des rites?) à partir de la fin des années 60 en congrégation pour le culte divin)... qui devient un homme drôlement influent... pour le bien de la rapidité des reformes peut-être, mais avec des a prioris irrésolus:
Une certaine idée assez basique et simpliste de la participation active.
Une nette préférence pour le "comment ça plaît" pour appécier une mesure de reforme... en confondant ce "plaisir" avec les "fruits" d'une reforme... Il y a des fleurs (plaisirs) qui ne font jamais de fruits...
L'idée d'une rupture de style et de langage depuis le concile... adaptations au monde moderne...
Un idée très personnelle de l'inculturation et du rapport entre la diversité et l'universalité...
Un esprit de guerre affirmé envers les musiciens qui le lui rendaient bien. Un goût musical douteux.
Un grand jouisseur d'organisation.
Ensuite, il yaura le dernier tournant de 1975 qui l'a à tout jamais écarté de la reforme...
++++
Ceci dit je ne lui envie pas sa position de tampon entre liturgistes pastoraux, liturgistes historiens, musiciens litiurgiques, évêques (de tout bords), curies (congrégations), pape et presse...
++++
Ce livre me donne l'impression que Benoît XVI a raison: Les reformes ne sont pas possibles sans changements de postes romains... et elles sont contraintes de prendre le rythme de ces changements... elles ne peuvent en aucun cas aller plus vite... malgré la solution paralèlle, troisième voie choisie par Paul VI et le concile... en créant un organe en trop: le consilium... Cette solution n'était pas des plus heureuses...
++++
Il doit y avoir deux tournants dans ses rapports au pape Paul VI:
Ce dernier reçoit d'abord surtout le cardinal responsable du "consilium" (un organe romain crée pour étudier et faire avancer la reforme liturgique, alors qu'il existaient des congrégations pour les rites, pour les sacremenrts et pour la foi, si j'ai bien compris... et des institutions de musique sacrée...), mais à partir de 1967, les audiences se font en faveur du sécrétaire du "consilium" ( reformé (fondu avec la congrégation des rites?) à partir de la fin des années 60 en congrégation pour le culte divin)... qui devient un homme drôlement influent... pour le bien de la rapidité des reformes peut-être, mais avec des a prioris irrésolus:
Une certaine idée assez basique et simpliste de la participation active.
Une nette préférence pour le "comment ça plaît" pour appécier une mesure de reforme... en confondant ce "plaisir" avec les "fruits" d'une reforme... Il y a des fleurs (plaisirs) qui ne font jamais de fruits...
L'idée d'une rupture de style et de langage depuis le concile... adaptations au monde moderne...
Un idée très personnelle de l'inculturation et du rapport entre la diversité et l'universalité...
Un esprit de guerre affirmé envers les musiciens qui le lui rendaient bien. Un goût musical douteux.
Un grand jouisseur d'organisation.
Ensuite, il yaura le dernier tournant de 1975 qui l'a à tout jamais écarté de la reforme...
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Ceci dit je ne lui envie pas sa position de tampon entre liturgistes pastoraux, liturgistes historiens, musiciens litiurgiques, évêques (de tout bords), curies (congrégations), pape et presse...
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Ce livre me donne l'impression que Benoît XVI a raison: Les reformes ne sont pas possibles sans changements de postes romains... et elles sont contraintes de prendre le rythme de ces changements... elles ne peuvent en aucun cas aller plus vite... malgré la solution paralèlle, troisième voie choisie par Paul VI et le concile... en créant un organe en trop: le consilium... Cette solution n'était pas des plus heureuses...
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