Neumentrennung und Neumenunterscheidung

Publié le par Jean von Roesgen

 Là où il y a la séparation de neumes, le dernier bout du neume qu'on vient de quitter porte (d'une certaine manière) son accent, voilà la belle découverte de Dom Cardine, qui chambouille la méthode isochroniqument binaire et ternaire de Dom Mocquereau, où les premiers temps risquent toujours d'attirer l'accent, même si cela n'a jamais été intentionné...  (Neumentrennung)

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 "Un signe signifie... ...pas de signe, ne signifie pas." Boutade de neumistes qui dit bien ce qu'elle dit: Là, où il y a un signe spécifiant les neumes, il faut en tenir compte, si ce signe ne s'y trouve pas, il pourrait malgré tout y être. Sa présence signifie, mais son absence ne veut pas dire qu'il ne pourrait ou ne devrait pas s'y trouver. C'est pas tellement un signe indicatif, mais un signe d'attention, de précision, qui précise quelque chose là, où on a l'habitude de l'oublier, c'est un signe correctif...

 Là où les sigens diffèrent, l'interprétation devrait différer. Mais en même temps, différentes interprétations peuvent porter le même signe sans différenciation.

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 C'est dans ce sens que je me porte difficilement à interpréter une bi- ou tristropha ('' ou ''') de la même manière qu'une bi- ou tri-virga (// ou ///)...

 Et j'ai du mal à chanter pareil certaines cadences semblables qui se différencient bien par leur neumatisation:

torculus suivi d'une clivis (Gr.tr. 409 ligne1 sur us de Deus)   ou pes quassus suivi d'un pressus (Gr.tr. 406 ligne 7 fin de tu-am) (une répercution s'impose entre les deux, mais pas au même endroit)

Que dire de cette espèce de climacus pressé chromatiquement et resupiné (suivi en générale d'une clivis épisémée) qui a un signe tellement coulant dans Laon? (Gr.tr. 21 ligne 5 sur ni-bus par exemple) Trop dommage de gommer ce jeu coulant en répercutant entre une clivis (imaginée suivié d'un porrectus non moins imaginaire...)

 Quel dommage de décomposer moyennant des répercutions en(tre) torculus, clivis et clivis la cadence du genre torculus, virga (resupinans?), pressus... (Gr.tr. 22 toute fin de page) Il s'agit d'un retard orné sur "la" vers "sol", non?


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 La répercution classique s'avère indiquée pour les virga ou les pes ou des clivis qui se suivent, mais pour les strophae et le regroupements neumatiques composés de pes quassus, de la virga (ou torculus) strata... dans ces cas,  il y a souvent des jeux chromatiques qui interviennent... d'après mon avis.
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Publié dans chant grégorien

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