Calculs
Je ne crois pas qu'un des calculs de notre pape Benoît XVI, par le motu proprio insistant sur la légalité du rite romain sous son ancienne forme, était, de ramener les lefèbristes dans le bercail de l'Eglise universelle. Il connaît trop bien les endurcissements doctrinaux qui se cachent dans ce schisme pour se bercer de telles illusions. Son but déclaré n'est-il pas de lever une injustice, et d'amener un réconciliation (intracatholique)? Un dialogue liturgique qui permettra aux deux formes d'un même rite d(e)'(ré-)avancer dans la tradition et peut-être de finir par se rejoindre.
Il n'a pas plus misé sur le retour des lefèbristes que certains réformateurs postconciliaires (on l'a reproché à Paul VI en personne, décidément, les intentions des papes appartiennent aux commentateurs) misaient sur un retour des protestants. Et on ne peut pas plus reprocher au motu de ne pas avoir ramené les lefèbristes, qu'aux abus liturgiques après le concile de ne pas avoir ramené les protestants. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que tous ces abus et modes ont dérivé et chassé bien des catholiques, bien plus que le motu proprio en tout cas qui est en premier lieu un acte de vérité et de charité.
Il n'a pas plus misé sur le retour des lefèbristes que certains réformateurs postconciliaires (on l'a reproché à Paul VI en personne, décidément, les intentions des papes appartiennent aux commentateurs) misaient sur un retour des protestants. Et on ne peut pas plus reprocher au motu de ne pas avoir ramené les lefèbristes, qu'aux abus liturgiques après le concile de ne pas avoir ramené les protestants. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que tous ces abus et modes ont dérivé et chassé bien des catholiques, bien plus que le motu proprio en tout cas qui est en premier lieu un acte de vérité et de charité.
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