Corps nivelé...

Publié le par Jean von Roesgen

 Le drame du corps mystique du Christ, depuis quelques (siècles en générale et depuis quelques) décennies (en particulier), c'est le nivellement et la démocratisation de ses fonctions, organes et membres.

 En principe, normalement, le corps mystique n'a qu'une seule tête, le Christ, et de cette tête, il n'y a qu'un seul représentant.

 Le drame de ce corps nivelé, c'est que chaque petit membre, chaque petit organe se prend pour un petit corps, avec sa tête locale, son indépendance locale, ses droits et habitudes locaux... et ses cinq sens tout particuliers à lui.

 Ainsi, le gros orteil s'imagine pouvoir décider de l'opportunité (la qualité, l'appropriation, l'équivalence) d'un chant (liturgique) aussi bien qu'un doigt, une main, le nez, les yeux  ou les oreilles...

 Ce corps nivelé et démocratisé manque de coopération, de confiance et d'efficacité.

 Le corps mystique de l'Eglise est orienté, hiérarchisé, organisé... et ses membres et fonctions sont spécifiés, particularisés, subordonnés.

 C'est malheureux d'avoir à rappeler de telles lapalissades.

 Ni la solidarité, ni la subsidiarité ne peuvent pas faire sauter les responsabilités subordonnées.

 Dans les tendances de nivellement et de démocratisation, il y a de la moelle épinière et des petits croisements de nerfs qui se prennent pour des têtes, il y a des confusions horribles et fatales de circuits (sanguins, lymphatiques, nerveux), et dans ces circuits on a trop souvent perdu toute orientation et sens des flux.

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 La subsidiarité dit bien que ce n'est pas aux yeux d'embrasser, mais aux bras, ce n'est pas les oreilles qui font marcher le corps en avant,  mais les jambes et les pieds, le cerveau ne sait pas digérer... n'empêche que les pieds ne décident pas quand on avance, les mains ne décident pas quand il faut applaudir, avec tout mon respect pour ce principe de subsidiarité...

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 Kann sein, dass Hände sich besser aufs Klatschen verstehen, als Füsse, und Füsse besser aufs Tanzen als Hände, Ohren und Augen. Trotzdem hat das Ohr ein Recht aufs Mithören, ob das Klatschen im Rythmus stimmt, und das Auge, ob das Tanzen sich gut macht, und ohnedies das Hirn, wann Tanzen und Klatschen angesagt ist, und wann es unangebracht erscheint.

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Publié dans pastorale

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