merveilles

Publié le par Jean von Roesgen

 Rien d'étonnant que les baptêmes de mon curé restent sans suite: Il les accueille (les nouveaux-baptisés) avec un de ces refrains dont il raffole:

 Merveilles, merveilles, que fit pour NOUS le Seigneur.
 Merveilles, merveilles, que FIT pour nous le Seigneur.

 Rien à dire sur les accents musicaux de ce refrain, ils tombent juste. Mais ils ne tombent pas à côté: Ce n'est pas l'action du Seigneur qui est accentuée, mais c'est le pour NOUS, d'abord, et ensuite, c'est le FIT au passé.

 Conclusion: Nous avons tout fait. Au passé. Il a tout fait pour nous. Nous n'avons plus rien à faire, on a tout eu. Pas besoin d'en vivre, ou d'entretenir, ou de travailler. Même plus besoin d'envoyer les enfants au catéchisme. Autrefois, il fallait encore aller au catéchisme, pour avoir tout fait. Pour avoir été totalement immunisé (par d'autres chansonettes nouniches et pour avoir été réduit à des enfants-porte-luminis à longueur de processions d'entrées entraînés par des chants entraînants qui traînent...)...

 Même plus besoin de tout ça. Le Seigneur a tout fait pour nous, et c'est vrai, et c'est merveilleux. Mais si l'accent n'est pas mis sur le Seigneur, qui reste présent toute ma vie, si l'accent n'est pas mis sur toute la vie de toute la chaîne de la tradition qui ne s'est pas contentée d'avoir tout fait, mais qui continue à faire, qui n'arrête pas de faire... dans laquelle nous sommes invités à faire autre chose que de porter des luminis et de chanter des refrains bébêtes...
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Publié dans pastorale

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