Visibilités
Visibilité
On n'est pas visible sans la différence. Si quelqu'un (ou quelque chose) se fond dans son milieu, il n'est pas visible. S'il ne se démarque pas, il n'est pas visible.
Le chrétien ne cherche pas la différence ou le démarquage pour le plaisir de se démarquer ou de marquer la différence, mais c'est sa conscience qui lui fait prendre des habitudes, des choix de vie, des choix éthiques et esthétiques qui peuvent se démarquer. Qui peuvent le démarquer et du coup le rendre visible...
Le meilleur habit du chrétien est celui qu'il va porter par discrétion, par charité, par retrait, par réserve, par don de soi, par humilité, par esprit de service, par préférence pour la justice, paix et vie.
Cela n'exclut pas le col romain, la soutane, le voile des religieux, le carreau écossais, la blouse blanche les cols fermés, les pantalons courts, les bleu marins, les chaussures de marche costauds des certains milieux catholiques, tout comme l'abandon de tous ces signes distinctifs ne vous garantit pas d'office d'être humble, discret et pauvre.
Pour ce qui est du chant qui est audible, pour ce qui est de l'audibilité (le fait de se rendre audible, d'être entendu, le fait de se faire remarquer pas un chant spécifique), je suis sûr qu'il n'y a pas de chant plus accessible, plus généreux, plus humble, plus pauvre, plus ouvert, plus disponible que le chant propre de l'Eglise qu'il n'a pas suffit d'abandonner pour mieux s'entendre et être mieux entendu dans l'Eglise ni dans le monde.
Au contraire: La moyenne de nos cantiques sont terriblement inaudibles... et nos manières d'afficher tout et n'importe quoi dans nos églises est terriblement invisible: cela ne montre rien.
On ne se méfiera jamais assez de ne rien dire.
Le prêche dominical de cette messe anticipée (où je vais jouer le guide chant pour ne pas perdre la main, et pour ne pas oublier le ductus des neumes en chant grégorien, au moins pour l'offertoire et l'antienne de communion) était fort de ce rien dire carré coupé collé du missel jetable. Passe-partout et passe nul part. Fait passer nulle part, parce que passe partout. "Saft- und kraftlos, seicht und verwässert" dirait l'allemand: Sans jus, sans force, mou, sans sève, insipide, inodore, incolore, délavé...
Merci Prions hors d'Eglise pour votre merveilleuse contribution à la mort de la prédication française.
Et, soit dit en passant: Merci aux chants du renouveau pour leur merveilleuse contribution à la mort de la mélodie française.
On n'est pas visible sans la différence. Si quelqu'un (ou quelque chose) se fond dans son milieu, il n'est pas visible. S'il ne se démarque pas, il n'est pas visible.
Le chrétien ne cherche pas la différence ou le démarquage pour le plaisir de se démarquer ou de marquer la différence, mais c'est sa conscience qui lui fait prendre des habitudes, des choix de vie, des choix éthiques et esthétiques qui peuvent se démarquer. Qui peuvent le démarquer et du coup le rendre visible...
Le meilleur habit du chrétien est celui qu'il va porter par discrétion, par charité, par retrait, par réserve, par don de soi, par humilité, par esprit de service, par préférence pour la justice, paix et vie.
Cela n'exclut pas le col romain, la soutane, le voile des religieux, le carreau écossais, la blouse blanche les cols fermés, les pantalons courts, les bleu marins, les chaussures de marche costauds des certains milieux catholiques, tout comme l'abandon de tous ces signes distinctifs ne vous garantit pas d'office d'être humble, discret et pauvre.
Pour ce qui est du chant qui est audible, pour ce qui est de l'audibilité (le fait de se rendre audible, d'être entendu, le fait de se faire remarquer pas un chant spécifique), je suis sûr qu'il n'y a pas de chant plus accessible, plus généreux, plus humble, plus pauvre, plus ouvert, plus disponible que le chant propre de l'Eglise qu'il n'a pas suffit d'abandonner pour mieux s'entendre et être mieux entendu dans l'Eglise ni dans le monde.
Au contraire: La moyenne de nos cantiques sont terriblement inaudibles... et nos manières d'afficher tout et n'importe quoi dans nos églises est terriblement invisible: cela ne montre rien.
On ne se méfiera jamais assez de ne rien dire.
Le prêche dominical de cette messe anticipée (où je vais jouer le guide chant pour ne pas perdre la main, et pour ne pas oublier le ductus des neumes en chant grégorien, au moins pour l'offertoire et l'antienne de communion) était fort de ce rien dire carré coupé collé du missel jetable. Passe-partout et passe nul part. Fait passer nulle part, parce que passe partout. "Saft- und kraftlos, seicht und verwässert" dirait l'allemand: Sans jus, sans force, mou, sans sève, insipide, inodore, incolore, délavé...
Merci Prions hors d'Eglise pour votre merveilleuse contribution à la mort de la prédication française.
Et, soit dit en passant: Merci aux chants du renouveau pour leur merveilleuse contribution à la mort de la mélodie française.
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