Tête à tête.
"La messe n'est pas un tête à tête avec Jésus Christ, comme doit d'être la prière personnelle. Le Christ nous invite avec les autres convives, et plus largement avec tout son eglise, à nous asseoir à sa table, à engager ensemble la conversation avec lui, et non pas à prendre isolément notre nourriture, ou à faire bande à part tout au long du dialogue." (Introduction au recueil de chants de messe par les pères Michonneau et Geslot, 1978)
On voit qui est visé: La dame qui prie son chapelet pendant la messe. Le monsieur qui chante intérieurement dans son missel grégorien noté, alors que la foule chante des cantiques populaires.
En même temps, le tournant qu'ont pris nos liturgies grâce à ce genre d'admonitions a -au moins partiellement- aggravé cette situation.
Si on oublie que nous venons en tête à tête, une seule tête, le Christ, et les autres têtes en cummunion, en commun, en commune union... si nous oublions, à force de tourner la tête autour de nous au lieu de la tourner vers le Seigneur, nous avons des phénomènes tout aussi individualistes qu'avant:
Des gens qui viennent le nez dans leur missel jettable (confirmer tout ce qui lui correspond et rejetter tout ce qui dépasse ce missel...). Des gens qui viennent ou s'imposent avec leur sensibilité liturgique (aussi clerc, et aussi équipe liturgique qu'ils soient ou s'improvisent), leurs "chants connus", leurs "chants qu'ils aiment", leurs "chants qui sont jolis"... Des familles qui ne viennent que quand ils sont concernés par une fête familiale -qui est la leur avant d'être celle du Christ et de son Eglise justement...
++++
Même la prière la plus personnelle, s'ignorant comme démarche d'Eglise, démarche en Eglise, ignorant la communion des saints, je ne sais pas si elle peut tenir en seul tête à tête. Je crois que ce serait une belle illusion qu'une telle prière.
On voit qui est visé: La dame qui prie son chapelet pendant la messe. Le monsieur qui chante intérieurement dans son missel grégorien noté, alors que la foule chante des cantiques populaires.
En même temps, le tournant qu'ont pris nos liturgies grâce à ce genre d'admonitions a -au moins partiellement- aggravé cette situation.
Si on oublie que nous venons en tête à tête, une seule tête, le Christ, et les autres têtes en cummunion, en commun, en commune union... si nous oublions, à force de tourner la tête autour de nous au lieu de la tourner vers le Seigneur, nous avons des phénomènes tout aussi individualistes qu'avant:
Des gens qui viennent le nez dans leur missel jettable (confirmer tout ce qui lui correspond et rejetter tout ce qui dépasse ce missel...). Des gens qui viennent ou s'imposent avec leur sensibilité liturgique (aussi clerc, et aussi équipe liturgique qu'ils soient ou s'improvisent), leurs "chants connus", leurs "chants qu'ils aiment", leurs "chants qui sont jolis"... Des familles qui ne viennent que quand ils sont concernés par une fête familiale -qui est la leur avant d'être celle du Christ et de son Eglise justement...
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Même la prière la plus personnelle, s'ignorant comme démarche d'Eglise, démarche en Eglise, ignorant la communion des saints, je ne sais pas si elle peut tenir en seul tête à tête. Je crois que ce serait une belle illusion qu'une telle prière.
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