Supplesse
Sur un mégalithe monoltithe, aux confins du purgatoire, mais bien de ce côté encore des portes du paradis, sur les flancs de cette immense montagne qui est l'ignorance et l'athéisme vu du dessus et la foi vu du dessous, se trouve une énorme bâtisse d'administration, un peu comme un des plus grand monastères du mont Athos, ou telle grande abbaye bénédictine en Autriche, ou ces monastères bouddhistes au Tibet. Déjà avant le concile, elle n'était pas petite, mais depuis le concile, on a du ajouter des étages et des ailes, des annexes et des prolongations, et on a du quadrupler l'effectif des âmes employés à ces services d'administration longs et pénibles. Gérer les demandes, poursuivre les cas non déclarés, émettre les papiers, confirmer les papiers, traverser les instances de recours et de dispenses... régler les armistices etc. etc...
Ce sont là les services de l'"eccelsia suplet", concernant toutes les erreurs et travers liturgiques. Dans le jargon du purgatoire, on ne parle que de la "Suplesse". C'est la bâtisse. Une grosse machine qui ne chôme pas. Ce n'est pas le lieu de prédilection des âmes du purgatoire, mais comme celles qui y sont employés n'ont pas le choix de leur peines... Leur seul espoir, surtout de celles qui y peinaient encore pour leurs fautes d'avant le concile pour des papiers et suppléances à régler dans les liturgies après le concile, c'est que la grande relève a bien commencée: on a bien commencé à recruter les liturgistes et célébrants post-conciliaires pour les occuper enfin de leur travail.
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Va sans dire qu'on y mange souvent toutes sortes de petits beignets ronds qu'est obligé de leur fournir le cusinier principale de la cantine au sous-sol. Ce n'est pas le lieu rafraîchissant dont rêvent les italiens comme lui... Là il ne fait pas très froid. Il fait plutôt très chaud. Les portes des enfers ne doivent pas être trop loin.
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Ce sont là les services de l'"eccelsia suplet", concernant toutes les erreurs et travers liturgiques. Dans le jargon du purgatoire, on ne parle que de la "Suplesse". C'est la bâtisse. Une grosse machine qui ne chôme pas. Ce n'est pas le lieu de prédilection des âmes du purgatoire, mais comme celles qui y sont employés n'ont pas le choix de leur peines... Leur seul espoir, surtout de celles qui y peinaient encore pour leurs fautes d'avant le concile pour des papiers et suppléances à régler dans les liturgies après le concile, c'est que la grande relève a bien commencée: on a bien commencé à recruter les liturgistes et célébrants post-conciliaires pour les occuper enfin de leur travail.
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Va sans dire qu'on y mange souvent toutes sortes de petits beignets ronds qu'est obligé de leur fournir le cusinier principale de la cantine au sous-sol. Ce n'est pas le lieu rafraîchissant dont rêvent les italiens comme lui... Là il ne fait pas très froid. Il fait plutôt très chaud. Les portes des enfers ne doivent pas être trop loin.
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