Participation épiscopale.

Publié le par Jean von Roesgen

 Qu'un évêque ne participe pas activement à la liturgie de son Eglise, c'est sûrement inquiétant, mais il est possible qu'il s'agisse là d'un problème personnel et passager. Mais si ce même évêque empêche ses ouailles d'y participer activement, cela devient grave. Qu'il y ait des fidèles qui lui rendent difficile ou impossible de participer activement à la liturgie de son Eglise, c'est possible, il s'agit là d'une épreuve à surmonter, il doit en souffrir et agir contre ces empêchements, par un travail de charité et de vérité.

 Qu'un évêque ne participe pas activement dans la langue propre de son Eglise, c'est peut-être personnel et passager. Mais s'il empêche ses prêtres de pratiquer activement la langue propre de l'Eglise et de communiquer dans cette langue, et s'il empêche les fidèles d'en faire autant, c'est grave. S'il fait autant de cas pour ce qui est de la formation de ses futurs prêtres... s'il ne veille pas à leur formation dans la langue propre de l'Eglise, il a une vision courte, et doit être un peu myope pour le futur de la communication de son Eglise dans sa langue propre.

 Qu'une série de prêtres, ou que la totalité du presbytère d'une Eglise ne sait pas participer activement à sa langue et dans sa langue propre, c'est grave, mais le pire, c'est quand ils empêchent les fidèles d'être fidèle à leur devoir de participation active à et dans la langue propre de leur Eglise.

 Qu'un évêque ne participe pas activement au chant propre de son Eglise, ce n'est pas catastrophique, cela c'est toujours vu et entendu. C'est pénible, les évêques qui ne savent pas participer activement au chant de leur Eglise, mais ils peuvent toujours se rattraper en engageant des personnes qui n'ont pas ces problèmes avec ces chants. Mais si cet évêque fait tout pour empêcher ses ouailles de participer activement au chant propre de son Eglise, et s'il fait tout pour favoriser d'autres chants que lui maîtrise peut-être mieux, ou qui sont dans l'air du temps, dans l'air du pays, dans l'air du siècle et dans l'air du monde, alors là, il n'a peut-être pas compris grand chose au chant de son Eglise. Et il ne fait que contribuer à la démolir par l'intérieur en ruinant sa voix, son souffle, sa respiration, et son âme. Non, dans ce cas, cela ne sert à rien d'engager de la respiration artificielle provenant du l'extérieur du corps de l'Eglise, désolé, cette respiration extérieure ne rend que plus difficile encore la respiration, le souffle, la voix naturelle du corps de l'Eglise, qu'est son chant propre.
Publicité

Publié dans liturgie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article