Problèmes de canons.

Publié le par Jean von Roesgen

 Un curé qui n'a jamais eu une vraie formation liturgique, c'est un problème, mais ce n'est pas le plus grand.


 Un curé qui n'a jamais appris son grégorien (alors qu'il est quand-même assez doué en musique, en tout cas cet apprentissage ne lui aurait pu faire que du bien), c'est un problème, mais ce n'est pas le plus grand.


 Un curé qui n'a aucun (bon) goût musical, c'est un problème, mais ce n'est pas le plus grand.


  Un curé qui ne sait pas son latin, c'est un problème, mais ce n'est pas le plus grand.


 Un curé qui ignore totalement le vrai répertoire, le trésor propre de chants liturgiques catholiques, c'est un problème, mais ce n'est pas le plus grand.


 Un curé qui ne respecte pas le canon musical de son Eglise, c'est un problème, mais ce n'est pas le plus grand.


 Le plus grand problème, c'est que tous ces problèmes cummulés le poussent à imposer systématiquement un programme musical comme canon qui n'a rien d'un canon...:


 Aux enterrements, "Oh Seigneur je viens vers toi," en entrée, "Trouver dans ma vie ta présence" en communion, "Sur le seuil de sa maison" en absoute en "Toi notre Dame" en envoi...


 Pour les mariages, "Qu'il est formidable d'aimer", "Trouver dans ma vie ta présence", etc


 A la fois il faut chanter ce qui se chante facilement, qu'il vous dit, et ce que tout le monde connaît. Ce que tout le monde connaissait avant l'imposition du canon des années 60/70 importe peu. Il ne faut donc plus changer. Surtout pas pour retrouver les vraies facilités universelles qui ont duré (parfois au moins en partie et par endroits, jamais partout et toujours... la "messe de toujours" est une petite illuson...) des siècles.



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Publié dans liturgie

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