L'adoration... et ses croix.

Publié le par Jean von Roesgen

 Je suis convaincu qu'une antienne de chant grégorien peut être adorable au point où une icône peut être adorable.

(Strictu sensu, l'icône, en milieu catholique est vénérable, et on adore Dieu par son intermédiaire... c'est plus un support un moyen d'adoration, qu'une fin d'adoration... et en même temps, comme ce Dieu de l'incarnation s'identifie volontiers avec son moyen de communication...)

 

 Sancte Stephane iunior, ora pro nobis.

 

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 Et qu'est-ce qui rend adorable (sacramental ou quasi-sacramentel) une icône?


 Ou l'inspiration (Jésus instaure l'Eucharistie, pour prendre cet exemple par excellence) ou l'obéissance (les prêtres célèbrent la messe en suivant le canon, pour obéir au Seigneur: Faites ceci en mémoire de moi... pour rester dans le même exemple...).

 Laissons l'inspiration aux plus saints (elle va mal aux académiciens et aux orgueilleux, aux professeurs de la dissection et aux analystes... même les génies ne sont pas garants de la sa(i)nt(et)é de leurs trouvailles...).


 L'obéissance est celle qui se plie à un "canon"... c'est le canon des saintes inspirations (quel que soit leur rapport aux canons séculiers, empiriques, (avec tout mon respect pour les lois d'adéquation culturelles respectives entre représenté et représentant par exemple, entre harmonique et catastrophique par ailleurs)) qui se développe et se constitue organiquement qui rend icône une icône, qui rend adorable le Seigneur moyennant cette icône, qui rend cette icône adorable pour nous communiquer l'incommunicable qui veut bien se communiquer par elle... non pas par main d'homme, mais par mains soumises aux canons d'inspiration...: à travers cette icône nous adorons Dieu, Dieu inspirateur, Dieu modèle et Dieu représenté.


 Le fait qu'une image du Christ obéisse à un canon "photographique" (ce canon "réaliste" qui s'est développé à partir de la boîte noire de la camera obscura, et qui trouve son apogée dans la photographie qui depuis plus d'un siècle inonde notre vision) ne la rend pour autant pas adorable en soi...


 L'inspiration du canon n'est pas purement humaniste, elle se veut d'origine divine, d'incarnation, aussi bien pour le sujet, l'objet, que le langage d'ailleurs, c'est trois en un... le verbe se fait chair.


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 Transposez ces quelques considération au chant religieux comme vous pouvez...


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Publié dans chant grégorien

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