swing rythm
J'aimerais bien lire (sans l'acheter) le livre des années 70 de Wackenheini (excellent grégorianiste? Je préfère les grégorianistes qui chantent (mal peut-être) leur messe et leur office tous les jours aux excellents grégorianistes qui en chantent juste très occasionnellement ou qui en ont chanté anciennement pour montrer à quels point ils sont doués, callés et instruits ou diplômés) sur le rythme intrus dans l'église, signalé l'autre jour sur le site de proliturgia.
Je ne suis pas un fada des compositions d'Olivier Messiaen, loin de là, -je suis probablement trop daltonien pour les apprécier-, mais j'apprécie toujours ses apports théoriques. Quand il dit que le rythme n'a rien à faire avec la cadence régulière d'une danse baroque (Bach), d'une marche militaire (Lambillotte) ou d'une batterie rock ou pop (...). Mais que le vrai rythme consiste à moduler, échapper à, transformer, transposer de tels carcans... qu'il consiste dans certaines irrégularités. (Je reformule (et j'applique) librement ce que j'ai cru en comprendre...)
Sans parler d'un rythme organique ou d'un rythme verbal, je crois que c'est ça ce qui est (peut-être au moins en partie) visé. Le rythme des oiseaux, pour lui faire plaisir...
Un jour, mon maître me raconte qu'il venait de rencontrer une merveileuse voix de basse qu'il voulait à tout prix intéresser à son choeur grégorien... (déjà il faut le faire, si on pense qu'à Solesmes les voix de ténor sont nettement privilégées et préférées aux voix graves) Cette basse lui répond: "Gregorianik? Fir mech muss ët swingen" (Du chant gréorien? Pour moi, il faut que ça swing...) ...à mon maître de répliquer: S'il y a un chant qui "swing" pour moi plus que les autres, c'est le chant grégorien.
Il y a swing et swing, comme il doit y avoir rythme et rythme.