Le nez dans le missel.

Publié le par Jean von Roesgen

  Je suis toujours étonné du peu de gens qui disposent d'un missel à la messe de rite romain sous sa forme extraordinaire que je fréquente le dimanche (parce que c'est le seul endroit dans le Lot où le chant grégorien est permis ou désiré...) et du grand nombre de gens qui ont le nez dans leur missel (jetable: modernité oblige) en semaine, quand j'assiste aux messes de rite romain sous sa forme ordinaire...


 C'est gagné pour la réforme liturgique, qui voulait rendre compréhensible et d'accès directe les lectures et les prières: Plus besoin de missel... youppie... et voici que les petits missels sont de retours en plus grand nombre qu'avant: un par mois...


 C'est un peu comme dans la parabole du démon chassé qui va trouver une bande de démons pour occuper les lieux (entre-temps trop bien balayés) dont il venait d'être chassé...


 Si (en forme ordinaire) de toute façon tout le monde a son nez dans le missel (pour superviser les fautes de prononciation des lecteurs? Pour corriger les lapsi du célébrant? Pour suppléer à sa diction indistincte, ou son incapacité de se servir d'un micro?), on pourrait passer de nouveau au latin, je trouve... il y aura moins de monde à se rendre compte des lapsi et des fautes...


 J'ai le malheur d'aller à la messe du dimanche (forme extraordinaire) avec mon missel de chant, un "800" sans traduction, parce qu'il il vaudrait parfois mieux ne rien entendre en latin pour ne pas être ahuri... par ce qu'on entend là en déclamations défectueuses... qui arrivent à massacrer parfois tout le sens d'une oraison ou d'une simple phrase d'Evangile.

 Par contre, le chant d'un évangile en latin sans faute, le chant d'une préface qui se tient, d'une oraison sans erreur: quel baume pour l'âme... catholique romaine...

 C'est dommage que les célébrants n'ont pas toujours le temps ou l'occasion de mieux se préparer à leur messe.

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Publié dans liturgie

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