pur/impur

Publié le par Jean von Roesgen

 Un ami à qui j'avais confié mes notices sur les questions liturgiques me dit que cela le fait penser au "Clin d'oeil" (Le moment présent? Je ne sais pas la traduction française du "Augenblick" que je lis en traduction allemande...) de Kierkegaard. Je l'ai lu il y a plus de vingt ans... je le relis donc... mais j'avais totalement oublié qu'il s'agissait d'écrits polémiques avec son église... je croyais que c'était de la philosophie sur le moment présent...

 Je comprends mieux que cela peut faire penser à ma manière de m'engager et de me défendre, ou défendre ma position dans les déboires que je peux avoir avec mon église... mon mal d'église...

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 Rien de ce qui entre dans la bouche de l'Eglise ne la rend impure, elle peut pendre tout dans sa bouche sans se rendre impure... mais elle aura le droit (et le devoir) de recracher ce qui la rebute, de tout éprouver, de tout mâcher, de purifier tout dans sa bouche, de digérer tout et de faire le tri pour rejeter ce qui ne vaut rien et garder ce qui la construit...

 Mais si elle n'ouvre la bouche juste pour faire écho au monde, pour redire sans discernement ce qu'elle vient de recevoir... si elle ne fait plus le tri, si elle ne rejette plus ce qui la détruit... voilà qu'elle ne tourne pas très bien...

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 Autre chose de s'adapter au monde alors qu'on a interrompu et renoué une chaîne de tradition apostolique fictive pour avoir reproché à l'Eglise de l'avoir fait, que de vivre depuis des millénaires dans une Tradition d'Eglise qui se noue de cette antinomie, sans avoir l'ambition de la résoudre autrement que par l'un ou l'autre de ses membres...

 La récupération de Kierkegaard dans la tradition aussi bien protestante que catholique doit d'ailleurs être de cet ordre, non?

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Publié dans théologie

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M
A propos de l'Eglise, écho du monde , je vous livre cette pensée -parmi d'autres plus profondes - du Sud-Américain Nicolas Gomez Davila :"En pensant ouvrir les bras au monde moderne, l"Eglise a fini par lui ouvrir ses cuisses." (Les Horreurs de la Démocratie, n°1383)
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J
<br /> <br /> J’ai peut-être essayé de rester un peu plus dans l’image néotestamentaire de l’Eglise, corps du Christ, ou corps avec le Christ comme tête, et je n’aurai pas osé aller puiser dans<br /> l’ancien testament l’image de la prostituée figurant le peuple de Dieu dans ses infidélités… Il faudrait relire Osée pour voir à quel point Dieu aime son peuple malgré ses infidélités…<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />