sortir du tombeau

Publié le par Jean von Roesgen

 Je sortais de la messe comme d'un tombeau. C'était encore mon ami, notre "vicaire" qui disait la messe. Toujours aussi "jeune" (pourquoi doit-il à tel pont afficher son malheur de vieillir?), aussi safari dans son look de vieux cow-boy. Il nous a ressorti sa littérature de petit poête (drucküberreif) sur: "On m'a toujours dit que Jésus était mort pour moi, mais m'a-t-on assez dit qu'il est ressuscité pour moi? On m'a dit et redit qu'il a été plus profond que la terre (aux enfers), mais m'a-t-on dit qu'il a été élevé plus haut que le ciel (à la droite du Père)..." etc.

 Il y a des prédicateurs qui se reposent sur leur propre production littéraire, comme il y en a d'autres qui se reposent sur la production littéraire d'autrui. Ils n'ont pas compris que la vraie prédication avance toujours au risque de ne pas savoir quoi dire. "Ne vous inquiétez pas ce que vous allez dire..." C'est la condition sine qua non pour s'exposer à l'Esprit Saint. C'est au risque de perdre contrôle et de scandaliser comme sait si bien faire cet Esprit, et comme a fait Jésus.
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Publié dans liturgie

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