Dispenses et alibis.

Publié le par Jean von Roesgen

 Uwe Michael Lang, dans son livre "Conversi ad Dominum", (p.23, annotation 28) site la Congrégation du culte divin et de la discipline des sacrements:

 "Cambiare l'orientamento dell'altare e utilizzare la lingua vernacola risultarono essere cose molto più facili che l'entrare nel senso teologico e spirituale della liturgia, imbeversi del suo spirito, studiare la storia e il senso dei riti e analizzare le ragione dei cambiamenti attuati  delle loro conseguenze pastorali."
( Not. 29 (1993) 247)

 Je ne comprends pas tout en italien, mais je crois avoir compris que c'était plus facile de tourner les autels, parler le vernaculaire (casser les bancs de communion, les baptistères et les chairs de prédication), pour bien marquer qu'on appliquait le concile, que de se soucier vraiment des orientations du concile, que de s'empreigner vraiment d'un esprit liturgique, de vraiment travailler la participation active, de prendre en compte les conséquences pastorales de tel changement...
 En fait, on se dispensait de la pensée du concile et posant deux trois actes (dans l'"esprit" du concile) bien marquants. On se dispensait des exigences du concile en exigeant de lui ce qu'il n'a jamais vraiment voulu.

 "Ici on applique le concile": Autel tourné, table installée, langue courante, chants courants (en toute vitesse à la fosse commune des cantiques jetables). Nous sommes en règle, et ça se voit (et s'entend).

 Un peu comme pour les pères du concile: c'était plus facile d'amener des experts que de se sanctifier, en entrant au concile. A la sortie du concile, c'était plus facile de poser deux trois actes spectaculaires qui démontraient un grand changement, que de se convertir et de se sanctifier, se tourner plus vers Dieu et vers l'Evangile pour le tourner mieux vers le monde...

++++

 Après le concile, on sentait bien qu'il fallait faire quelque chose, on sentait bien l'exigence du concile. Alors, pour se donner bonne conscience, on a souvent changé ce qui n'était pas demandé de changer, mais tout juste permis de changer et on est passé à côté des grandes intentions du concile: De mieux au mieux faire participer les fidèles et le monde aux richesses des trésors de la révélation, du patrimoine liturgique et de la foi.



Publicité

Publié dans liturgie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article