tradition orale
Je ne reviens pas de mon étonnement qu'aucun des cantiques de(s lettres de) Saint Paul ne nous soit parvenu avec une musique. Un peu comme le scandale de ne pas avoir (gardé) la mélodie sur laquelle St François a dû cantiller son cantique de la création.
Va pour St François; il était peut-être capable de changer de mélodie chaque fois qu'il le chantait. (Je sais qu'il existe une "reconstruction" d'une mélodie grégorienne de ce cantique -qu'il fallait donc traduire en latin, de Père Eusèbe Clopp...)
Mais pour des cantiques qui ont laissé trace dans le canon des Saintes Ecritures... S'agirait-il d'une canonisation du cantique jetable? Puisque ça se trouve attesté dans la Bible...
En tradition orale, c'est normal qu'on change (plus ou moins organiquement) les mélodies et les textes, tout en étant -avec la meilleure des bonnes volontés- convaincu de sauve-garder une tradition millénaire à laquelle on est (on se croit) toujours fidèle. Mais aller jusqu'à faire disparaître une telle mélodie? La perdre? L'oublier? C'est qu'il y a rupture(s) en liturgie? S'agirait-il d'une canonisation (puisque c'est attesté par le saint canon des Saintes Ecritures) des ruptures en musique liturgique?
Une fois que le canon est fixé par écrit, d'une certaine manière, il échappe aux pertes et changements de la tradition orale.
Du temps de St Paul, on ne savait pas noter les mélodies peut-être, où il s'agissait de mélodies qui échappaient à la musique telle qu'elle pouvait se noter (en solfège grec classique?)?
Assez étonnant, que la traduction de la liturgie (en latin) et sa mise en musique (grégorienne disons pour rester global) ait laissé de côté -alors qu'elle puisait dur dans le psautier, recueil des chants vétéro-testamentaire- les cantiques des lettres de Saint Paul. Pudeur? Réaction? Ignorance?
Une fois qu'une tradition orale s'accompagne d'une fixation par écrit, elle change de fonctionnement. Elle perd sa liberté orale. Son développement (organique?) ultérieur doit/peut toujours se référer/comparer à cette trace ... dont se perd parfois la lisibilité. Dans ce cas, elle redevient libre... mais gare à la redécouverte de la lecture des traces.
La fixation par écrit perd des nuances orales.
La fixation par écrit permet un autre développement, rien que par le fait d'avoir une matérialisation, un support maniable.
La fixation permet une toute autre approche grammaticale et compositrice (analytique et synthétique) d'une tradition.
La polyphonie, je ne sais pas si elle se serait développée pareille sans support écrit. On ne superpose pas des traces (de l'écrit, du papier, des signes, des traits matériels) comme on superpose du vécu, du vivant.
++++
Va pour St François; il était peut-être capable de changer de mélodie chaque fois qu'il le chantait. (Je sais qu'il existe une "reconstruction" d'une mélodie grégorienne de ce cantique -qu'il fallait donc traduire en latin, de Père Eusèbe Clopp...)
Mais pour des cantiques qui ont laissé trace dans le canon des Saintes Ecritures... S'agirait-il d'une canonisation du cantique jetable? Puisque ça se trouve attesté dans la Bible...
En tradition orale, c'est normal qu'on change (plus ou moins organiquement) les mélodies et les textes, tout en étant -avec la meilleure des bonnes volontés- convaincu de sauve-garder une tradition millénaire à laquelle on est (on se croit) toujours fidèle. Mais aller jusqu'à faire disparaître une telle mélodie? La perdre? L'oublier? C'est qu'il y a rupture(s) en liturgie? S'agirait-il d'une canonisation (puisque c'est attesté par le saint canon des Saintes Ecritures) des ruptures en musique liturgique?
Une fois que le canon est fixé par écrit, d'une certaine manière, il échappe aux pertes et changements de la tradition orale.
Du temps de St Paul, on ne savait pas noter les mélodies peut-être, où il s'agissait de mélodies qui échappaient à la musique telle qu'elle pouvait se noter (en solfège grec classique?)?
Assez étonnant, que la traduction de la liturgie (en latin) et sa mise en musique (grégorienne disons pour rester global) ait laissé de côté -alors qu'elle puisait dur dans le psautier, recueil des chants vétéro-testamentaire- les cantiques des lettres de Saint Paul. Pudeur? Réaction? Ignorance?
Une fois qu'une tradition orale s'accompagne d'une fixation par écrit, elle change de fonctionnement. Elle perd sa liberté orale. Son développement (organique?) ultérieur doit/peut toujours se référer/comparer à cette trace ... dont se perd parfois la lisibilité. Dans ce cas, elle redevient libre... mais gare à la redécouverte de la lecture des traces.
La fixation par écrit perd des nuances orales.
La fixation par écrit permet un autre développement, rien que par le fait d'avoir une matérialisation, un support maniable.
La fixation permet une toute autre approche grammaticale et compositrice (analytique et synthétique) d'une tradition.
La polyphonie, je ne sais pas si elle se serait développée pareille sans support écrit. On ne superpose pas des traces (de l'écrit, du papier, des signes, des traits matériels) comme on superpose du vécu, du vivant.
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