lynchages

Publié le par Jean von Roesgen

"Nous avons accueilli et écouté le Pape comme un frère qui vient conforter la foi de ceux avec qui il travaille et il est en communion." a dit Mgr Vingt-Trois. "Et si nous avons quelque chose à lui dire, nous le disons".

 Si moi j'ai quelque chose à dire à mon évêque, je me heurte à un non-recevoir (toujours sans réponse), et au bout de deux ou trois choses que j'avais à lui dire, je me fais poignarder dans le dos (et ce sur son avis qu'il n'aura partagé avec personne à part avec ses exécutants). (**)

 Le discours du pape (devant les évêques à Lourdes) avait l'avantage d'être de face, rectifiant, clair et engagé.

 Si j'ai quelque chose à dire à mon curé, je suis toujours le seul et le premier à lui faire cette remarque, ce qui le dispense de prendre au sérieux ce que je lui dis et à y répondre... et au bout de trois ou quatre remarques, sans rien changer dans les choses qui d'après mon avis allaient de travers, il me retire de toutes ces choses.

 La communion du pape a l'avantage de ne pas procéder à de tels lynchages (de ceux qui l'auraient peut-être mérité...).

 Pour moi, ce curé et cet évêque sont tout simplement les irresponsables de leur paroisse et de leur diocèse. (*)

 Heureusement pour eux, ils ont un pape qui prend au sérieux sa responsabilité et qui leur dit des choses qui ne doivent pas toujours les arranger.

(*Ce qui ne les empêche pas de continuer à être effectivement et vraiment seul évêque du diocèse et seul curé des paroisses en question, c'est à dire qu'ils restent toujours ceux à qui il faut répondre et obéir, et ceux à qui il faut continuer à dire, ce qu'on a à leur dire, et qu'il faut continuer à essayer de faire répondre à leur tâche ...en leur posant les bonnes questions...)

(** 18.09.2008 Je me répète peut-être, mais il y a ici un phénomène d'infantilisme (de in-fans: celui qui ne sait pas (encore ou ne sait plus) parler). C'est ce que j'appelerai volontiers l'infantilisme clérical.
 Jésus a dû se méfier à partir du moment où les pharisiens ne disaient plus rien. Quand ils ne répondaient plus à ce qu'il leur disait. C'est à partir de ce moment là qu'ils complotent (infantilement: sans dire... ce qu'ils n'arrivent pas à règler en parole...) dans son dos de le faire mourir (taire, de le rendre in-fans de force... mais le verbe de Dieu ne se fait pas taire... et c'est un scandale quand les représentants du verbe de Dieu se taisent. (Mis à part quand ils se taisent comme Jésus finit par se taire pendant la passion... quand il passe du témoignage de sa parole ("J'ai toujours parlé ouvertement...") au témoignage (martyre) de son corps, verbe fait chair.
 Pour moi, ce que j'ai vécu il y a trois mois dans ma paroisse était de l'ordre de ce qui peut se passer en récréation de maternelle pour rejeter un étranger: "Tu pues..."
 Comme quand on jette des pierres comme seul procès (in-fans)...)
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Publié dans pastorale

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