Tourniquet pour classer les fêtes
14.09.2008
On ne peut pas en vouloir aux prêtres qui ont exercé de 1958 à 1970, de ne toujours pas très bien savoir où ils en sont, liturgiquement. Ils sont passés par un ballottage liturgique (*) où il aurait fallu disposer d'un esprit d'une droite canonique -engagé à plein temps- pour ne pas perdre le nord. Et pour ce qui est de ceux qui disposaient de cette droit(ur)e (d'esprit) et de ce plein-temps, on avait probablement vite fait de les accuser de perdre le sud pastoral.
Ce matin, j'ai dû assister à la seule messe dans toute la France où le 18e dimanche après Pentecôte (qui correspond, pour ce qui est du chant propre et des oraisons, au XXIVe du temps ordinaire) a primé sur la fête de l'exaltation de la Croix.
Avant d'aller à cette messe, que je savais suivre le rite extraordinaire (de Pie V), avant de regarder les chants du jour, hier soir, j'avais bien un doute, et pour la deuxième fois de ma vie, je me suis penché sur les lois de préséance des fêtes, comme ils fonctionnaient avant le concile.
Un bon petit missel quotidien belge des années 30 m'informait que la fête de l'exaltation de la Croix était double-majeur, et dans l'introduction je lisais que les dimanches du type du XVIII après Pentecôte ne cèdent pas aux fêtes double majeur... sauf s'il s'agit d'une fête de Notre-Seigneur.
Je ne sais pas très bien si la fête de l'exaltation de la Croix est une fête du Seigneur, mais de toute façon, je n'avais pas bien vu cette exception... je pensais donc que le dimanche, en rite extraordinaire, va primer.
Pour être sûr, je vais regarder les ordo (calendriers liturgiques) extraordinaires sur internet... là je ne comprends plus rien. Ils font primer la fête sur le dimanche, dont on ne fera même pas mémoire. Je me résigne (pour une fois que je m'étais penché sur la question), et je revois les chants de l'exaltation de la Sainte Croix.
Re-surprise quand la soeur, avant la messe, me dit son étonnement au sujet du choix liturgique pour ce jour du célébrant, qui est contraire au choix du Saint Père à Lourdes. Je lui explique, que de toute façon, la liturgie papale était post-conciliaire. Elle n'a donc pas ce genre de problèmes. La petite douzaine de fêtes qui priment actuellement sur les dimanches (ordinaires) peuvent s'apprendre par coeur.
Au retour de la messe, j'ai une intuition: N'a-t-on pas vu le calendrier se reformer sous Jean XXXIII entre 1958 et 1962? En effet: Avant 1960, l'exaltation de la croix est double majeur, et après 1960, elle est double classe, et prime donc sur les dimanches. Même les Lefebristes (y compris ceux pour qui les sédévacances commencent dès Jean XXIII?) se tiennent à ce calendrier...
Si le célébrant, dans son homélie (**) n'avait pas vociféré contre ceux qui demandent et entretiennent des liturgies fantaisistes (***), je crois que je ne me serai même pas préoccupé de faire un compte rendu de ces préséances de fêtes et dimanches.
Que ceux qui on lu ce petit récit sans sentir tourner la tête jettent la première pierre.
(* Avec les qui pro quo habituels entre l'esprit et la loi, entre la loi et son interprétation, des faits qui devancent les lois, entre la loi qui suivait (sanctionnait) les faits et des faits qui suivaient les lois... le décalage normal et habituel quoi entre dire/écrire et faire...)
(** Qui portait d'ailleurs exclusivement sur la (fête de l'exaltation de la) Croix... comme quoi, en liturgiqe, il y a toujours moyen de se rattraper...)
(*** C'est étonnant que ce célébrant, qui office (à haute voix tourné vers l'orient) en français (suivant la traduction d'un missel pour fidèles d'avant 1960? Traduction jamais officiellement approuvée pour l'usage du célébrant? Je n'ai pas l'impression qu'il se sert d'une traduction autorisée du missel 1965, qui de toute façon ne concernait pas le canon par exemple d'après ce que j'ai compris...) ne pense surement pas à lui quand il parle de liturgies fantaisistes.
Pour ne pas se remettre en cause du tout, on peut se demander à quel point cet usage était déjà devenu courant bien avant le concile...
Comme disait Dom Saulnier: Quand on demande à un moine quel usage liturgique il faudrait suivre, en générale il vous sort l'usage liturgique de ses premières années de vie monastique, le temps de son premier amour au noviciat...)
On ne peut pas en vouloir aux prêtres qui ont exercé de 1958 à 1970, de ne toujours pas très bien savoir où ils en sont, liturgiquement. Ils sont passés par un ballottage liturgique (*) où il aurait fallu disposer d'un esprit d'une droite canonique -engagé à plein temps- pour ne pas perdre le nord. Et pour ce qui est de ceux qui disposaient de cette droit(ur)e (d'esprit) et de ce plein-temps, on avait probablement vite fait de les accuser de perdre le sud pastoral.
Ce matin, j'ai dû assister à la seule messe dans toute la France où le 18e dimanche après Pentecôte (qui correspond, pour ce qui est du chant propre et des oraisons, au XXIVe du temps ordinaire) a primé sur la fête de l'exaltation de la Croix.
Avant d'aller à cette messe, que je savais suivre le rite extraordinaire (de Pie V), avant de regarder les chants du jour, hier soir, j'avais bien un doute, et pour la deuxième fois de ma vie, je me suis penché sur les lois de préséance des fêtes, comme ils fonctionnaient avant le concile.
Un bon petit missel quotidien belge des années 30 m'informait que la fête de l'exaltation de la Croix était double-majeur, et dans l'introduction je lisais que les dimanches du type du XVIII après Pentecôte ne cèdent pas aux fêtes double majeur... sauf s'il s'agit d'une fête de Notre-Seigneur.
Je ne sais pas très bien si la fête de l'exaltation de la Croix est une fête du Seigneur, mais de toute façon, je n'avais pas bien vu cette exception... je pensais donc que le dimanche, en rite extraordinaire, va primer.
Pour être sûr, je vais regarder les ordo (calendriers liturgiques) extraordinaires sur internet... là je ne comprends plus rien. Ils font primer la fête sur le dimanche, dont on ne fera même pas mémoire. Je me résigne (pour une fois que je m'étais penché sur la question), et je revois les chants de l'exaltation de la Sainte Croix.
Re-surprise quand la soeur, avant la messe, me dit son étonnement au sujet du choix liturgique pour ce jour du célébrant, qui est contraire au choix du Saint Père à Lourdes. Je lui explique, que de toute façon, la liturgie papale était post-conciliaire. Elle n'a donc pas ce genre de problèmes. La petite douzaine de fêtes qui priment actuellement sur les dimanches (ordinaires) peuvent s'apprendre par coeur.
Au retour de la messe, j'ai une intuition: N'a-t-on pas vu le calendrier se reformer sous Jean XXXIII entre 1958 et 1962? En effet: Avant 1960, l'exaltation de la croix est double majeur, et après 1960, elle est double classe, et prime donc sur les dimanches. Même les Lefebristes (y compris ceux pour qui les sédévacances commencent dès Jean XXIII?) se tiennent à ce calendrier...
Si le célébrant, dans son homélie (**) n'avait pas vociféré contre ceux qui demandent et entretiennent des liturgies fantaisistes (***), je crois que je ne me serai même pas préoccupé de faire un compte rendu de ces préséances de fêtes et dimanches.
Que ceux qui on lu ce petit récit sans sentir tourner la tête jettent la première pierre.
(* Avec les qui pro quo habituels entre l'esprit et la loi, entre la loi et son interprétation, des faits qui devancent les lois, entre la loi qui suivait (sanctionnait) les faits et des faits qui suivaient les lois... le décalage normal et habituel quoi entre dire/écrire et faire...)
(** Qui portait d'ailleurs exclusivement sur la (fête de l'exaltation de la) Croix... comme quoi, en liturgiqe, il y a toujours moyen de se rattraper...)
(*** C'est étonnant que ce célébrant, qui office (à haute voix tourné vers l'orient) en français (suivant la traduction d'un missel pour fidèles d'avant 1960? Traduction jamais officiellement approuvée pour l'usage du célébrant? Je n'ai pas l'impression qu'il se sert d'une traduction autorisée du missel 1965, qui de toute façon ne concernait pas le canon par exemple d'après ce que j'ai compris...) ne pense surement pas à lui quand il parle de liturgies fantaisistes.
Pour ne pas se remettre en cause du tout, on peut se demander à quel point cet usage était déjà devenu courant bien avant le concile...
Comme disait Dom Saulnier: Quand on demande à un moine quel usage liturgique il faudrait suivre, en générale il vous sort l'usage liturgique de ses premières années de vie monastique, le temps de son premier amour au noviciat...)
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