calme et tranquilité

Publié le par Jean von Roesgen

Et pourtant je suis (pour une semaine de session de chant grégorien) à Paris, où on trouve tout:

 Je n'ai pas encore trouvé une messe de semaine catholique romaine post-conciliaire. En latin (au moins pour les chants) et éventuellement tourné vers le Seigneur (vers l'est). (*)
 Lundi, je suis allé à la rue du bac, mardi et mercredi, chez les bénédictins de la rue des sources. Ils célèbrent le dos tourné au tabernacle (alors qu'en générale, dans les monastères bénédictins on a su éviter cette "architecture d'intérieur") et en français. Avec les laudes intégrés comme aime tellement Dobshay dans son commentaire sur la réforme. Par contre, la participation active des fidèles (en chant) n'est pas désirée: elle dérange le calme et la tranquilité de la célébration m'a-t-on fait savoir (je ne vous dirai pas comment, mais je vous invite à faire l'essai d'y aller à la messe, et de chanter: le résultat est cocasse..) 
 Du coup je suis retourné à Notre Dame où je vais d'habitude, quand je ne vais pas à la rue du bac.

 La dame qui -à ma paroisse de fin fond rural- s'occupe de la programation musicale depuis mon remerciement m'appelle encore pour savoir si je ne veux pas accepter d'animer une messe de ce mois-ci aux conditions de l'évêque convenues à la "réunion" (pas de chant grégorien). Je lui demande si elle a l'intention de me reposer la même question tous les mois. Elle m'assure que non.
 Je la rappelle pour lui faire comprendre que ce n'est pas les conditions de l'évêque qui, d'après ce qu'il a écrit aux gens qui ont porté plainte de la manière de faire du curé, laisse le responsable de la paroisse agir, disposer et règler ces questions liurgiques en appliquant le principe de subsidiarité. Il lui fait confiance. Même si en réalité, à la "réunion", le curé responsable se réclamait de l'avis et de l'autorité de l'évêque. Que les deux donc se renvoyaient la balle.
 "Je me tiens à ce qui a été dit à la réunion".... Je lui répond qu'elle pourrait essayer d'avoir un approche un peu plus intelligente sur la question. (J'évite le mot cruche qui me vient trop facilement à la bouche ces derniers temps.) Ce que je veux dire par là? Qu'elle se tient à ce qui l'arrange: Tant qu'elle pouvait profiter de mes compétances et mon apport de sens d'organisation (c'est le grand faible de notre curé, l'organisation... avec lui c'est toujours tout à la dernière minute, non pas, du  coup, avec la légèreté de l'improvisation, mais la lourdeur du je ne sais pas quoi dire ou quaoi faire...), elle en a profité, mais dès que ces savoir-faire devenaient dérangeants et mettaient trop en question ce qui se faisait, alle a bien contribué et approuvé à me casser.
 "Je ne vous appellais pas pour discuter de ça, mais je vous appelais pour savoir si vous animiez ce mois-ci.."
 Je raccroche. J'avais dit ce que j'avais à dire. Moi non plus je n'avais pas envie de "discuter".

(* Et si, le samedi, le matin à 9.30, la messe à la paroisse St Eugène-Ste Cécile dans le IXe arondissement de Paris (rue du conservatoire/place Ste Cécile/rue du faubourg de la poissonnerie) est dite en latin (il y a même un peu de chant), tournée vers le Seigneur (qui se trouve au nord dans la construction de cette église, malheureusement)...)
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Publié dans pastorale

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