nullius partibus faveat (sans privilégier personne)
"En effet, il (le latin) ne suscite pas de jalousies, il est impartial envers toutes les nations, il n’est le privilège d’aucune, il est accepté par toutes tel un ami." (Veterum spientiae 3,2)
Tous à pied d'égalité devant le latin? Tous étrangers à cette langue?
Il faut être italien pour y prétendre.
Cette langue est malgré tout beaucoup plus familière aux langues vernaculaires latines qu'aux langues germaniques, et plus intime aux langues germaniques qu'aux langues slaves et celtiques, au hongrois, basque ou finlandais... et que dire des langues sémitiques ou du chinois?
Mais loin d'être un désavantage pour ces langues, d'autant plus étrangères au latin, d'autant plus grand sera le défi et la gratification d'une amitié. Quel privilège pour une langue maternelle de ne pas être tenté de monter du bas de son quotidien une langue qui parle de choses d'en haut, mais de pouvoir laisser les choses d'en haut descendre dans une langue sans préjugés et sans connotations dans leur quotidien.
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