mon corps m'appartient III -jusqu'à quelle génération?
Malheur à nous, si nous ne nous laissons pas posséder par Dieu, celui qui possède tout et qui libère de tout esprit de possession, parce que lui-même qui possède tout, se dépossède de tout, car il donne tout ce qu'il possède. C'est le fondement de la Trinité: Il (le Père) se donne tout à son Fils qui se donne tout au Père, et ils se donnent tout dans ce don qui du coup leur est identique, et ils nous invitent à entrer dans ce jeu de don, pardon (*), abandon à la mesure où nous nous laissons faire par la Parole, l'Exemple, le Corps et l'Esprit qu'ils nous donnent, en qui ils se donnent.
Si nous ne nous laissons pas posséder par Dieu, dans nos possessions, nous aurons du mal, déjà, à nous en déposséder, et du mal à laisser ce que nous croyons posséder, et le fruits de nos possessions se laisser posséder par le même Dieu dépossédant.
Les liens entre la chasteté et les vocations, les liens de la transmission de la foi sont là.
Tout ce qui échappe à ce dynamisme de possession/dépossession, tout ce qui "nous appartient" (dans le sens revendicateur, ferme et fermé, sans partage et sans accueil, sans indulgence et sans pitié), échappe à la vie divine, s'en soustrait, voilà ce qui est infernal, mortel, voilà ce qui va à sa perte, voilà l'"enfer", aussi vide qu'on le déclare en définitive: Tout ce qui veut échapper au don de Dieu.
(Mettre la main sur la Tradition, la refuser, la fermer dans des intégrismes, se refermer dans une liturgie restreinte, nationale, séculière, particulière d'une époque, d'un pays ou d'une seule sensibilité, interdisant toute étrangeté, voilà la monnaie liturgique courante d'un tel enfer...)
(La réponse chrétienne au communisme, la réponse chrétienne "communiste" au capitalisme est là: les possessions chrétiennes se (dé)possèdent en Dieu, non pas dans une société sans classes, mais dans la responsabilité envers ce Dieu du Bien Commun et de la Communion des Saints ... voilà la classe de notre société: les saints.)
(* Pardon, dans ne sens de plus-que-don, ou par-dessus-le-don, non pas que le Père aurait quelque chose à reprocher et pardonner à son Fils, ou que le Fils aurait quelque chose à reprocher et pardonner à son Père, mais -par inhérence de sa nature humaine-, le Fils est bien obligé de faire confiance absolue à son père, au-delà de son "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" par exemple... je veux parler de cette sur-dose de don, qui ne sent plus (ou pas) la réciprocité, alors qu'il est en plein dedans: donner sa vie pour ceux qu'il aime, la vie qu'il a reçu du Père... pour la reprendre, oui, non pas dans un triomphe immédiat... mais par des passages douloureux de souffrance et de mort.
Comme nous autres, nous recevons et donnons le pardon comme don par-dessus de la mort de nos péchés...)
Si nous ne nous laissons pas posséder par Dieu, dans nos possessions, nous aurons du mal, déjà, à nous en déposséder, et du mal à laisser ce que nous croyons posséder, et le fruits de nos possessions se laisser posséder par le même Dieu dépossédant.
Les liens entre la chasteté et les vocations, les liens de la transmission de la foi sont là.
Tout ce qui échappe à ce dynamisme de possession/dépossession, tout ce qui "nous appartient" (dans le sens revendicateur, ferme et fermé, sans partage et sans accueil, sans indulgence et sans pitié), échappe à la vie divine, s'en soustrait, voilà ce qui est infernal, mortel, voilà ce qui va à sa perte, voilà l'"enfer", aussi vide qu'on le déclare en définitive: Tout ce qui veut échapper au don de Dieu.
(Mettre la main sur la Tradition, la refuser, la fermer dans des intégrismes, se refermer dans une liturgie restreinte, nationale, séculière, particulière d'une époque, d'un pays ou d'une seule sensibilité, interdisant toute étrangeté, voilà la monnaie liturgique courante d'un tel enfer...)
(La réponse chrétienne au communisme, la réponse chrétienne "communiste" au capitalisme est là: les possessions chrétiennes se (dé)possèdent en Dieu, non pas dans une société sans classes, mais dans la responsabilité envers ce Dieu du Bien Commun et de la Communion des Saints ... voilà la classe de notre société: les saints.)
(* Pardon, dans ne sens de plus-que-don, ou par-dessus-le-don, non pas que le Père aurait quelque chose à reprocher et pardonner à son Fils, ou que le Fils aurait quelque chose à reprocher et pardonner à son Père, mais -par inhérence de sa nature humaine-, le Fils est bien obligé de faire confiance absolue à son père, au-delà de son "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" par exemple... je veux parler de cette sur-dose de don, qui ne sent plus (ou pas) la réciprocité, alors qu'il est en plein dedans: donner sa vie pour ceux qu'il aime, la vie qu'il a reçu du Père... pour la reprendre, oui, non pas dans un triomphe immédiat... mais par des passages douloureux de souffrance et de mort.
Comme nous autres, nous recevons et donnons le pardon comme don par-dessus de la mort de nos péchés...)
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