parcours pas court et vocations

Je n'ai pas fait d'études de gagne-pain: théologie d'abord, beaux-arts ensuite. J'aurai surement dû faire ses études dans l'autre sens pour avoir plus de crédit auprès de mon Eglise. Maintenant c'est trop tard.

++++

J'ai compris que mon parcours spirituel est un peu confus: Bénédictins? Franciscains?

Je sais bien qu'il y a des gens qui s'imaginent que j'ai appris le chant grégorien pendant des longs séjours dans des noviciats bénédictins, alors que c'est -depuis que mon maître, l'organiste de la cathédrale du pays qui m'a vu naître en 1963, le Luxembourg (Carlo Hommel), est mort il y a deux ans (en 2006)-, c'est tout un travail autodidacte et de stages par ci, par là. Ce sont probablement les mêmes gens qui aimeraient reléguer le patrimoine du chant grégorien exclusivement dans les liturgies monastiques (qui en générale n'en veulent pas plus du chant officiel de l'Eglise que les autres églises...).
1984
Quand j'avais 21 ans et que j'ai voulu quitter le monde pour l'innocence monastique (telle que je l'imaginais: travailler la terre, vivre de ses produits, ne pas manger de viande, tout ce que m'avait appris la lecture de Tolstoj...), j'ai passé 3 mois dans l'hôtellerie de Tournay, où on a chanté peut être un ou deux Credos grégoriens pendant tout mon séjours, toute la liturgie étant en français, et les chants des plus simplets. Après 15 jours de suspicion par le maître de novices (qui peut dire la même chose, que la suspicion était réciproque) j'ai dû admettre, que ce n'était pas là mon lieu d'appel... J'étais venu en train, et je suis rentré à pied (d'où les trois mois: j'attendais qu'il fasse un peu plus beau pour la marche...). Par contre ce sejour à Tournay me fait découvrir la chasteté qui depuis l'adolescence était un combat désespérant et désespéré (le tout jeune et très populaire aumônier, au catéchisme en primaire, avait donné la recette pour rompre la chasteté à des copains de classe en collège qui l'échangeaient en cours de musique, mais je l'aurai sûrement trouvé tout seul...)... et la marche à pied à travers la France m'a fait découvrir ma future patrie d'adoption, le Quercy.
1984-1986
 Après ce coup de barre monastique, j'ai commencé des études théologiques à Trèves en Allemagne. D'abord un an en tant que laïque, puis trois ans au séminaire (du Luxembourg stationné dans celui de Trèves), et la dernière année de nouveau en dehors du séminaire, et ce après un stage pastorale à Rumelange où je ne faisais que peindre, poteler des sculptures en argile et improviser à l'orgue, hautement ennuyé par la pastorale, le catéchisme et le reste de la liturgie dans cette paroisse. Je ne sais pas si c'est vrai, mais la rumeur circulait que l'évêque (Msgr Jean Hengen) aurait du mal à ordonner quelqu'un sans permis de voiture. Il ne m'en a jamais parlé. On ne s'est jamais parlé.
Pendant deux ans je retournais en vélo à Tournay, en été pour 15 jours de retraite à l'hôtellerie. La dernière fois que j'y suis allé, le nouveau frère hôtelier m'a fait une scène parce que je ne m'étais pas annoncé.
En Allemagne, l'année du milieu de notre cursus théologique, nous étions sensé aller voir ailleurs, dans une autre faculté théologique. J'en ai profité pour aller à Lyon.
1986/87
J'habitais chez les assomptionistes (à Valpré, haut lieu d'expérimentations liturgiques qui commençait à s'essouffler...). C'est autour de Pâques de cette année là que j'ai refait un essai monastique de 15 jours (le Père abbé de Tournay (P. Marie de la Chapelle?) m'avait recommandé les cisterciens les plus proches, à cause de ma veine "agricole") à Sainte Marie du Désert. Une semaine à l'hôtellerie, et une semaine en clôture. La liturgie? En français. Un des moines célébrait le matin in catimini en latin, mais on m'a fait comprendre (je n'ai rien compris) que ce n'était pas très bien vu. L'exploitation agricole était dans les mains d'un locataire qui agricolait industriellement comme c'est l'habitude dans le grand sud-ouest. C'est à Lyon que j'ai commencé une psychanalyse. Je faisais des graves (à mes yeux graves) crises de jeûne et de boulimie (aux yeux des autres, personne n'a jamais rien vu, et mes confesseurs ne comprenaient pas trop de quoi je m'accusais d'avoir "trop mangé").
C'est peut-être cette année là que j'ai fait un petit séjour à l'hôtellerie du Barroux. J'apprenais que le fondateur avait fui Tournay. Tiens. Carlo Hommel m'avait parlé de cette communauté qui chantait si bien. J'étais choqué par leur pratique assez indiscrète de la discipline, certains jours de semaine... Je n'étais guère séduit par la liturgie pré-conciliaire.
En automne 1988 ou 89, l'évêque du Luxembourg me confère le lectorat et l'acolytat, mission officielle pour le service des premières lectures et de l'autel.
L'achat de mon premier livre de chant grégorien, le Graduale Triplex date de:
1989/90
Après la maîtrise en théologie à Trêves, avec un travail sur la démonologie de St Antoine l'ermite, je retourne à Lyon, m'inscrivant en DEA à la catho. J'habite en ville maintenant. La chasteté s'émiette... Je fréquente la seule messe post-conciliaire chantant un peu de grégorien à la basilique de Fourvière. Je fais bientôt partie de cette chorale assez minable, chantant le grégorien comme dans les années 50. Parfois je vais écouter des concerts grégoriens au conservatoire: du pure solfège sémiologique hiaté à tout bout de chant par des coupures neumatiques... Bientôt je vais me brouiller avec le recteur de Fourvière qui n'attendait qu'à liquider cette chorale. Un jour la dame qui dirigeait n'était pas là, et il voulait nous interdire de chanter l'alléluia. Sur la formalisation de cet ordre, je suis descendu à l'heure même chez les tradi à St Georges pour assister à leur messe. Dorénavant, j'étais pré-conciliaire le dimanche, et post-conciliaire en semaine, quand j'allais à la messe chez les jésuites. Je faisais bientôt partie de la chorale de St Georges qui a d'ailleurs fait une petit séjour de formation grégorienne au Barroux. Pendant cette année de DEA, je passe une semaine à l'hôtellerie de  la Pierre qui vire pour travailler un peu tranquillement sur mon sujet de thèse... (en générale je m'organisais tous les ans un séjour de retraite monastique...) Pas besoin de signaler que le niveau musical à la Pierre qui vire est un peu plus élevé qu'à Tournay, mais sans chant grégorien du tout...
Le DEA en théologie ne dure pas longtemps (Travaillant sur Qohelet, je n'arrivais pas à rédiger quoi que ce soit). Je passe -avec succès- le concours pour les beaux arts. Je reprends et continue la psychanalyse.
1993/94
Pour les beaux arts je veux faire pareil qu'en théologie, je veux passer une année ailleurs. Je réussis (difficilement) d'être admis pendant un an à l'académie de Dresde (dans la classe de Horlbeck) (cela me coûtera un an, car on me fait refaire cette année une fois de retour à Lyon: c'était la première fois que je redoublais). Pour la messe en semaine (qui se célébrait à un autel latéral plaqué au mur) à la cathédrale de Dresde, à côté de l'académie,  je commence à préparer et chanter tous les jours le psaume (en allemand bien sûr... ) et je fréquente le seul endroit où on chante un peu de grégorien, un petit groupe à l'école de musique de l'église protestante. Celui qui dirige est un élève d'un ancien élève de Dom Cardine (le maître de la sémiologie grégorienne, la science des neumes manuscrits)...
Je passe malgré tout le permis de voiture... et mon père met une voiture à ma disposition que je garde jusqu'à sa mort en 2003...
1997.
Je termine les beaux arts à Lyon, et je viens m'installer dans le Lot. Le désert grégorien. Je suis incapable d'en chanter tout seul. Je vais une ou deux fois à Notre Dame de la Garde, la fondation du Barroux près d'Agen. Sans aucune prétention de postulation. En tant qu'hôte toujours. A la Garde, on me parle des prêtres tradi à Gluges (où j'avais été tout au début, -à la recherche d'un oasis dans ce désert- une fois, à la messe quand c'était encore un prêtre diocésain qui la disait... pas très attrayant tout ça...). J'y retourne une ou deux fois à la messe sans enthousiasme. Je vais même à des répétition de chant grégorien. Mais cette méthode des années 50 m'exaspère... En été j'aime bien participer à leur pèlerinage à Rocamadour.
On me parle d'une fraternité de St François à Belpeuch, et comme j'ai toujours aimé la spiritualité de St François, j'y adhère, me croyant me voilà tertiaire franciscain. "Président" de cette fraternité, on m'envoie aux réunions régionales pour découvrir que nous ne sommes même pas inscrits dans les structures officielles... le père Bordes qui a fondé cette fraternité rentrant de Suisse, etc...  je commence donc à faire les démarches pour être reconnu officiellement, mais -devant les contraintes d'adhésion, de contribution, d'abonnement, de réunions régionales et nationales- notre groupe vote pour rester électrons libres... c'est assez franciscain ça, finalement. Je me plie à leur décision.
A un moment je vais voir l'ancien évêque (Msgr Maurice Gaidon ne se souvient de rien du tout de cette rencontre) pour lui soumettre ma vocation. Ce dont moi je me souviens: Il me dit de ne pas chercher ailleurs et d'aller voir le responsable des vocations (Père Emmanuel Delmas) qui me dit qu'il va me re-contacter pour que je vienne un peu voir ce que c'est que la vie paroissiale sur le terrain après Pâques, sans me préciser de quelle Pâques il s'agira. (Pas si sûr qu'il y pensera encore à ses pâques d'évêque...)
En automne, je m'inscris aux sessions grégoriennes à l'abbaye de Clervaux au Luxembourg, menées par Carlo Hommel et le Père Prudhomme. J'en profite pour passer une semaine de plus à l'hôtellerie de l'abbaye.
Carlo Hommel me dit un jour: "Je prie pour que tu finisses dans le choeur de ces moines." - "Mais ils ne cultivent même plus leur potager et ils mangent de la viande..."  (dans la congrégation de Solesmes, cet écart de la règle était indulgencié dès la fondation, contrairement à la congrégation dont faisait partie Tournay, où c'était une acquisition post-conciliaire...)
Après son décès, je ne voulais pas que ce soit de ma faute de ne pas avoir répondu à cet appel. J'ai donc fait les démarches et les efforts pour un stage de 15 jours passé au noviciat au Luxembourg, il y a un an.
Pâques 2007
En m'obligeant à manger un minimum de viande, etc... mais comme j'insistais malgré tout dans mes lettres au père maître des novice sur ces questions (jardin potager et végétarisme), il finissait par me décommander toute suite logique à ce stage.
A Clervaux on ne chante pas mal de chant grégorien. Mais je ne peux pas vraiment dire avoir appris grand chose dans la matière à Clervaux. Les stages grégoriens à Clervaux sont assez conférencières... pendant le stage au noviciat, les deux novices chantaient passablement faux.
J'ai appris plus à la maison, quand j'allais à la tribune de la cathédrale du Luxembourg, et au stage à Metz (des élèves de Dom Cardine encore) et l'année dernière avec Dom Saulnier de Solesmes à St Wandrille.
Depuis un an je me débrouille assez bien pour pouvoir proposer de chanter la  communion (en semaine et l'offertoire en plus les dimanches)... J'essaye de porter cet oasis dans un trousseau mobile. Pas toujours facile devant le déferlement de certaines dunes de sable désertique...
La vie paroissiale sur le terrain, j'en goûte pas mal depuis que soeur Thérèse m'avait engagé par ci par là pour la liturgie et le catéchisme. Quand l'abbé Christian Combalbert m'impose d'animer un chemin de croix au Bourg, je l'anime (non sans lui faire savoir que ce serait bien de me le demander avec un "s'il vous plaît" avant de l'annoncer sur la feuille paroissiale), quitte à utiliser des répons des ténèbres grégoriens pour les stations. Mais quand je propose des vêpres, une marche de rogations,  ou un chapelet médité,  je peux toujours attendre une réponse de sa part. (Sisi, le chapelet, depuis, il en a annoncé un dans l'église de mon village...)
Dans toute cette histoire, sans me laisser submerger par de l'amertume, j'essaye toujours de lire les signes des temps. Des responsables qui ne répondent pas. Des liturgies agressives et souvent sans attrait. Du catéchisme de collage et de bricolage. Des cantiques jetables. Des trésors jetés. (Le travail de) la terre bafouée en pleine ruralité.

 On pourrait croire, que je n'ai pas fini de me chercher et que je ne me suis toujours pas trouvé dans cette histoire. Mais ce matin, je me suis demandé, si on ne pouvait pas voir ça autrement: Que je cherche toujours l'Eglise qui répond à ma vocation et que je ne l'ai toujours pas vraiment trouvé, et en attendant, je m'acharne (et m'incarne) dans l'église qui m'a fait (re)naître, celle où je suis né et qui prétend être gardienne de l'intégralité du trésor de la foi. Je crois que là résidé le travail de tout baptisé: s'acharner à trouver le Christ dans cette Eglise. Il n'y a que cet acharnement qui fait en sorte ou qui rend sensible le fait qu'il continue à s'y incarner. Cette fidélité.

 Cet acharnement n'est pas notre mérite, ou l'aboutissement de nos efforts, c'est la réponse toute naturelle aux efforts et à l'appel du Christ... dans cette Eglise.

 Les méandres de mon parcours poussé par cette vocation râtée, je les offre au Seigneur. Tant pis si son Eglise ne sait pas s'en servir. Je ne crois plus à l'existence d'une communauté post-conciliaire qui cultive le chant grégorien et son potager et n'oblige pas à manger tous les jours sa viande. Ce qui a continué à exister pour les femmes (elles sont plus sensibles???), n'existe plus pour les hommes européens. Ils sont émancipés.

++++

13.4.2008

 Il y a vocation et vocation. Et tous les baptisés ont leur vocation: Parfois, là, où les différentes vocations portent sur des domaines d'actions et des responsabilités, il peut y avoir des frottements entre les différentes vocations (qui pourtant viennent toutes d'un seul et même Dieu).

 Je n'ai jamais été très sensible lors de mes études théologiques aux frottements entre les laïques et les clercs. Je trouvais ça toujours tellement primitif et mal à propos.
 Je n'ai jamais très bien compris quand Carlo Hommel, mon ami organiste à la cathédrale du Luxembourg se plaignait de la méfiance qui règne parfois dans le clergé envers son travail musical. Ou en générale parmi les théologiens (ou Pères de l'Eglise) à l'égard de la musique.

 Parce que si effectivement le sacerdoce requiert une, ou est le fruit d'une vocation, il en est autant des musiciens d'église. (S'ils prennent au sérieux leur tâche et s'ils se forment à cette tâche, s'ils ont le temps et les moyens de répondre pleinement à cette vocation.)

 Pour éviter de tels frottements, il serait peut-être plus prudent de cumuler ces deux vocations, et d'ailleurs, l'une peut entraîner l'autre. Il peut être demandé au prêtre (et à tout prêtre) de chanter la messe. Il peut et il doit être demandé à tout musicien d'église de prier, d'intercéder, de "présider" certains chants, de porter la parole, de catéchiser, d'exhorter, de prêcher lorsqu'il chante ou accompagne du chant ou joue de l'orgue. Mais en même temps, il ne faut pas confondre les deux vocations. Elles peuvent se distinguer. Le prêtre préside vraiment, prêche vraiment, en parole et en acte. Le musicien est vraiment sensible à la musique et son déroulement, son langage et ses effets. On sait bien quelle souffrance résulte de la cumulation des deux vocations: On a tous connu des prêtres musiciens qui en bavaient. C'était leur vocation. De souffrir des confrères qui n'avaient pas envie de travailler la question... de comprendre les enjeux... de souffrir des amis musiciens qui ne comprenaient pas la dimension sacerdotale de la musique... qui ne comprenaient pas son caractère sacré, son langage religieux...

 Le propos de la musique d'Eglise n'a pas le même caractère indispensablement sacramentel que celui du sacerdoce de l'Eglise. Il ne revêle que d'un caractère quasi- ou proto-sacramentel, comme l'iconographie chrétienne.

 Au baptême, nous devenons tous prêtre, roi et prophète, mais non pas artiste. L'artiste peut être en commun à la poésie et l'esprit plein d'images du prophète, au jeu de harpe et les grands travaux architecturaux du roi, et à la parole chantée ou/et imagée du prêtre, icône et voix du Christ.

 Un peu comme on dit qu'être médecin est un sacerdoce, ou répond à une vocation (si on n'est pas devenu médecin juste pour l'argent, la notorité ou la réputation): Au baptême pour autant on ne devient pas médecin, comme on est devenu roi, prêtre et prophète. Alors que le Christ n'est pas seulement le peintre de Dieu, le chantre de Dieu, mais aussi le médecin (pas que des âmes). Alors que nous avons tous une certaine vocation de guérisseur, que cela nous plaise ou non. Comme nous avons tous une certaine vocation d'artiste.

 Pour ce qui en est d'éventuels frottements de pouvoir entre sacerdoce et artiste, ceux-ci ne proviennent probablement en fin de compte pas tellement d'une incompatibilité en soi, mais de la non acceptation de l'un ou l'autre des deux dans l'un et l'autre: l'acceptation de l'artiste libre dans le prêtre même, et l'acceptation du sacerdoce du baptême pour l'artiste, qui est la mise en relation priante, intercédante et envoyée témoigner (mission) entre le Père et le peuple de Dieu. Non-acceptation? Non-travail. Non-réponse: irresponsabilité.

 Il y a eu des abus de pouvoir des deux côtés, et il y aura toujours des abus de pouvoir des deux côtés, et il y aura toujours le mal qu'on a d'accepter toutes ses vocations et de les caser doucement à leur endroit prévu dans l'Eglise.

 Je crois qu'il y a eu un abus de pouvoir grave quand des jeunes musiciens ont jeté les graduels du haut de la tribune. Comme raconte le père Lallemand (?) qui venait d'acheter une brochette de paroissiens grégoriens (800) tout frais, dans les années soixante, croyant que c'est ça le concile, et qui se fait convaincre d'autre chose par les jeunes actifs en musique qui viennent à sa session...

 Je crois qu'il y a eu un abus de pouvoir grave quand les curés ont fermé les tribunes et envoyé à la maison ces choeurs à répertoire traditionnel, prétextant la participation active du peuple dont ils pouvaient à la rigueur se charger tout seuls moyennant quelques chants "simples".

 La vocation des musiciens d'église ne se réduit pas à la seule exécution des bons ordres du clergé  ou (et encore moins) d'une équipe liturgique. Il y a une certaine contribution indépendante de la volonté du clergé et du peuple de Dieu qui peut venir de la part des musiciens, de leur sensibilité, de leur service de la vérité de la liturgie et de son bon déploiement.

+++++

 Le musicien n'est pas seulement au service des habitudes et du (plus ou moins bon ou) mauvais goût des fidèles, du célébrant ou de l'équipe liturgique, il n'est pas uniquement au service des blocages, de l'inertie ou de la paresse qu'investissent les fidèles (et son clergé) dans le chant quand ils viennent à la messe, mais il est aussi au service d'une liturgie donnée, de rubriques, d'une tradition et d'un trésor de chants de qualité qui le précèdent, et qui précèdent les célébrants, les équipes liturgiques et les fidèles.

 

++++

 

 L'état de cet espèce de curiculum vitae est celui d'avant mon remerciement à la paroisse en 2008. On pourrait compléter par ce que je dis dans ce projet de lettre...

Présentation

Profil

  • Jean von Roesgen
  • Le blog de Jean von Roesgen
  • Homme
  • 08/01/1963
  • peinture jardinage chant grégorien
  • J'ai fait théologie, puis les beaux arts comme études. Si je les avais fait dans l'autre sens, peut-être que j'aurai plus de crédit auprès de cette Eglise...
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés