Dimanche 1 juin 2008 7 01 /06 /Juin /2008 13:57

1.6.2008.

 La meilleure pépinière pour les vocations, c'est les familles nombreuses. Ce sont les enfants qui sont en trop. C'est logique. (Les ennemis du célibat, pourraient en tirer un argument: Comme il n'y a plus d'enfants en trop aujourd'hui dans nos sociétés dites développées, il faut que les prêtres se marient et se reproduisent...)
 La meilleure manière d'entretenir et de cultiver les vocations sacerdotales, mis à part la pratique chrétienne quotidienne de la famille, en prières et en actes de charité, c'est de donner des fonctions et du boulot liturgique concret et indispensable à ces gamins.

 Le premier problème des vocations, qu'à 68 ne déplaise, c'est les contrôles des naissances, quel que soit leur nature. 

 Je me demande si le phénomène des vocations dues au fait qu'il s'agit d'hommes qui ont subi de la part de leur mère (pieuse) d'avoir été pris pour son "prolongement phallique" n'est pas plus fréquent en famille à un, deux ou trois enfants qu'en famille nombreuse. J'ai souvent l'impression qu'en famille nombreuse, les transferts des parents aux enfants s'estompent, se diversifient, se contrecarrent ou s'équilibrent.

 Je me demande s'il y aurait eu mai 68 s'il n'y avait pas eu Vatican deux juste avant.

 Il y a malgré tout une différence entre quelqu'un qui fait de la peinture abstraite après avoir (et être) passé en revue (dans) toute la grammaire de la peinture, et celui qui commence par l'"abstraction". S'il commence par là, tôt ou tard, il se voit obligé de "régresser" dans les langages antérieurs, comme a fait Hélion.

 Je ne peux pas prendre au sérieux les revendications de 68 en dehors des exigences qui les précèdent. Je désavoue une "tradition Vatican II" qui désavouerait 1500 ans d'histoire et de tradition avant 1963. C'est vraiment deux choses, quand des grands théologiens parlent de réforme, et poussent à la reforme, ou quand des jeunes théologiens qui ne savent plus leur latin en rabâchent pour cacher leur misère, y compris en liturgie et se laissent pousser par la réforme.

 A un moment, nous n'avons plus su endurer la tension entre le péché et la rédemption dans notre propre corps, ni dans le corps de l'Eglise, ni dans le corps du monde. On a cru utile de gommer cette tension. On n'a plus supporté les tensions entre le monde de la foi et le monde séculier, entre la nature et la vie surnaturelle à laquelle nous appelle le baptême.
Par Jean von Roesgen - Publié dans : liturgie
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  • Jean von Roesgen
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  • 08/01/1963
  • peinture jardinage chant grégorien
  • J'ai fait théologie, puis les beaux arts comme études. Si je les avais fait dans l'autre sens, peut-être que j'aurai plus de crédit auprès de cette Eglise...
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