Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 23:37
Das möchte ich doch in aller Deutlichkeit auch auf Deutsch gesagt haben:
 Dass die Einwirkung von Martin Luther mir so vorkommt als habe er etwas rechtfertiges bei sich selbst nicht regeln können, und deshalb die Kirche umregeln müssen.
 Und dass dem einhergeht, dass er seinen (biblischen: sola scriptura) Glauben in eine vorgestellte Evangelizität (Jesusgleichzeitigkeit)  (zurück)inkulturierte (um die römisch-katholisch gewachsene Tradition zu entkultivieren, zu entromanisieren, zu entlateinisieren, zu eingermanisieren), und diese evangelisch Inkulturation dann in sein Deutschland inkulturierte.

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 Das komische dabei ist, dass seine Kirchenlieder nicht auf die sola scriptura zurückgreifen -im Gegenteil zur Gregorianik- , sondern zeitgenössische Dichtungen sind.

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 Und dass seine Stellungnahmen gegenüber den Schwärmern und so absolut bischöflich-päbstlich sind.

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 Womit ich auch wiederum nicht behaupten will, dass Luther nicht im Recht(fertigunsrecht) war, mit seiner Lehre (dabei allerdings die Wichtigkeit, in der Kirche bleibend Zeuge (Martyrer) der Wahrheit zu sein, statt aus der Kirche heraus die Kirche anzuklagen, und sich von der Kirche verklagen zu lassen...), und womit ich auch nicht abstreiten will, dass er jediglich -ab dem überromtreuen Bonifazius- versäumte eingermanisierends Inkulturation nachholen musste... allerdings holte er sie auf seine, romabgekoppelte Art nach, und das brachte die (Gesamt-)Kirche um den (lebens)notwendigen feed-back dieses Inkulturationsschrittes...

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Par Jean von Roesgen - Publié dans : théologie
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Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /Juil /2008 23:46
Contrairement à ceux que ce livre (Présentation générale du missel romain) rend fou, moi je serai plutôt un fou de ce livre, ou je peux me dire, quand le brave abbé Cadièrgues me qualifie de "fou", que je veux bien être quelque chose comme le fou du pape... et de ces instructions romaines.

S'il y en a qui ce livre rend fou, moi il me construit. Et je suis convaincu qu'il construirait un nouveau printemps, une nouvelle Pâque de notre église qui dort et qui se meurt sous d'épaisses couches de neige séculière.
Par Jean von Roesgen - Publié dans : liturgie
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 20:45
 C'est étonnant que le simple fait de chanter une antienne de communion tirée de l'Evangile du jour (ou adaptée à la cérémonie du jour) peut passer pour une provocation.
 Le jour du jubilé des 20 ans de vie monastique de fr. J., quand j'ai chanté "Primum quaerite..." (Chrerchez d'abord le règne de Dieu, et tout le reste vous sera donné par surcroît...), on l'a pris pour une provocation. Pour moi c'était le verset qu'il fallait, puisqu'il est entré dans la vie bénédictine pour ne rien préférer au Christ (et à Son royaume)... alors que les concélébrants ont dû prendre cela comme une provocation, comme si je voulais dire qu'il feraient mieux de chercher d'abord le règne de Dieu, avant de se caser dans leurs fonctions d'église...
 Comme quoi, un verset chanté de l'Evangile, tiré de sa lecture imunisée, peut être d'un meilleur effet.
Par Jean von Roesgen - Publié dans : chant grégorien
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Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 15:34
En relisant mes notes sur la liturgie, je tombe sur ces quelques paragraphes qui me semblent importants:

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Il ne faut plus être militant. Les chrétiens militants, c'est hors jeu. C'est ringard. S'engager pour une liturgie de profondeur et de tradition (là je ne pense pas à des habitudes latines, ni vernaculaire, mais à une Tradition avec grand T, depuis la manière de Jésus de fêter, commémorer, annoncer, instaurer, cantiller et tout ce que cela a pu devenir porteur de sa vie après la résurrection, ce que cela a pu générer dans la suite des temps de l'Eglise dans ce que cela a de mieux... une fois passée l'épreuve de la mort.), c'est vieux jeu.

Militer dans son propre corps pour plus de justesse et de justice, c'est out. L'ascèse, c'est pour ceux qui se font du mal. Se dorloter, se gaver, boire, manger et profiter de la vie, c'est se faire du bien... et aux autres: Qu'ils mangent de la brioche.

Il ne faut pas s'imposer aux autres. Il ne faut pas s'imposer à son corps, il ne faut pas laisser l'Evangile s'imposer à notre corps.

A la fois on se dit chrétien, mais en même temps, il ne faut pas vouloir ressembler à Jésus, c'est trop dur ça... alors que Jésus ne veut que ça: nous ressembler, nous rassembler dans le Père. Il ne veut que ça: se faire ressemblant en nous au Père.

C'est vrai, si l'Evangile est une prise de tête et une contrainte, il ne faut pas y militer. Mais si c'est une libération?

 Il ne faut pas forcer les gens d'aller à la messe... mais si c'est une impasse étroite qui ouvre à des allées plus larges que nos carrefours? Si c'est passer par la mort d'ennui de tristesse et d'angoisse avec Jésus pour passer avec lui à la vie?

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 Je me demande si un des grands problèmes de la modernité, ce n'est pas la conception de l'articulation entre le naturel et le sur-naturel. Entre ce que nous gérons et ce qui nous échappe. Entre ce que nos comprenons, et ce que nous ne comprenons pas. Entre ce que nous maîtrisons et ce qui nous maîtrise. Entre ce que nous conditionnons et ce qui nous conditionne. Entre ce que nous voyons et ce qui nous voit. Entre ce que nous entendons, et ce qui nous entend.

 D'où le grand problème pour comprendre et accepter les miracles.
 D'où la tendance à vouloir gérer ce qui nous échappe comme des petits maîtres de la vie et de la mort, que ces soit dans la sexualité, lors du décès, lors des maladies etc...
 Et l'incompréhension totale envers la chasteté, qui ne gère pas, ne manipule pas, mais qui accueille...

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 Je suis de plus en plus convaincu qu'un des problèmes des vocations en Europe, c'est tout simplement la disparitions des familles nombreuses. Les familles nombreuses sont les meilleures pépinières de vocations. Mais pour être nombreuses, il faut que ces familles fassent corps (organique) d'une manière qui n'est pas des plus modernes. Je me demande, si les familles nombreuses et les vocations qui s'en suivent ne sont pas les fruits de la chasteté des époux, aussi paradoxe que cela puisse paraître. C'est à dire une collaboration intime aux plans de Dieu.

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Va de paire avec la modernité une certaine tendance à tout mécaniser... le corps, la médecine, la sexualité. Et finalement, on en arrive jusqu'à une pastorale mécanique. Et une liturgie mécanique, comme on ne croit plus au surnaturel et son terrain, comme on ne travaille plus, pour l'accueillir, le recueillement. Mais on fait. On discute, on se dispute, on se réunionise, on s'associationise. Et le pain et le vin deviennent corps et sang du Christ à force de le leur crier dessus dans une reverbation amplifiée dans les quatre coins de l'église.
 La pastorale mécanique? Cela ne viendrait plus à l'idée de bien prier les offices du jour pour le bien de la paroisse, mais il faut aller à la rencontre des gens, il faut faire dans les public-relations. On ne va pas jeûner ou se mortifier pour la paroisse, mais plutôt s'inviter à manger.
 S'en suit plus d'un leurre.

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 Au lieu de parler de mécanisation, on pourrait parler tout aussi bien d'instrumentation. Des instruments et des machines pour tout, et tout devient instrument et machine.

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 Je me demande s'il n'y a pas un rapprochement à faire entre la castration symbolique (dont échappe plus d'un clerc, victime d'être resté le prolongement phallique (instrument tout puissant) de sa mère), et ce qu'on appelle la sacralisation. Sacra(lisa)tion symbolique? En allemand je parlerai de symbolische Einschränkung (délimitation symbolique, ou enclôture symbolique). Et le contraire, c'est quoi? La fantasmorgie diabolique? La désacralisation comme oeuvre d'ouverture diabolique: diabolische Schrankenlosigkeit, oder diabolische Entschränkung.
 La sacralisation symbolique est fondatrice de culture et d'humanité. Le contraire effectue le contraire.

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 Cette idée de symbole contraignant (c'est à dire une contrainte aliénante (à première vue) qui rend possible la communication par symboles) ou sacra(lisa)tion symbolique (une mise à part pour être ouvert/disponible à tous), et l'idée de son contraire diabolie illimitée, sans frontière, effrénée... rapproche l'idée de diviseur (diabolie versus symbolie) de l'effréné... fantasme de tout-puissance (qui ne communique plus mais qui se met à commander), et exagération des contraintes du symbole: Est-ce vrai que vous n'avez le droit de manger aucun fruit? Ainsi l'accusateur (satan) n'est pas loin non plus... à vous dire: Les symboles, c'est contraignant. Le sacré, c'est ennuyeux.

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 Une merveilleuse illustration d'instrument(alis)ation presbytérale, et la tendance à la toute-puissance, c'était le lapsus de notre curé, l'autre jour devant les enfants du catéchisme, quand il expliquait le port de l'étole: "C'est l'étole que met le curé pour dire la messe. Elle lui donne le pouvoir de changer l'eau en vin."

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 Bien sûr que le danger de toutes ces sacr(alis)ations symboliques c'est de (se) donner le moyen pour se cantonner autoréférenciellement entre pharisiens dans un cocon de reconnaissance réciproque sans souci des soucis du monde.

 Mais je suis convaincu et confiant que toute sacralité dans la Tradition de l'Eglise, toute sacralité qui a le vrai souci de cette Tradition et de cette Eglise rend impossible la fermeture sur soi. La promesse de Jésus pour St Pierre vaut bien à cet endroit.

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 Ce qui manque à l'église, depuis un certain nombre d'année, c'est un Churchil qui nous annonce, pour le combat dans, avec et contre ce monde, qu'il n'a rien d'autre à nous offrir, que du sang, du travail, des larmes et de la sueur. (I have nothing to offer but blood toil tears and sweat.)

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Par Jean von Roesgen - Publié dans : spiritualité
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Vendredi 25 juillet 2008 5 25 /07 /Juil /2008 09:54
 Compé(ni)tences

 On dit souvent que l'humilité, l'aveu de ne pas savoir, de ne pas maîtriser est le meilleur point de départ pour apprendre, pour avancer, pour accueillir.

 Comme dans la première lecture de la fête du jour, à la messe (de St Jaques, lettre de St Paul aux Corinthiens (2 Co 4, 7-15), sur les vases en argile fragile...), qui nous encourage à avouer que nous sommes des cruches pour nous vider de nos ambitions, de notre (croire) savoir-faire, de nos compétences, pour accueillir les dons de Dieu.
 
 Un peu comme on ne peut construire la sainteté de Dieu (en nous) que sur l'aveu de nos péchés à nous.

 Celui qui maîtrise, qui comprend, qui gère, aura du mal à se laisser gérer, maîtriser, comprendre par Dieu.

 Cela me fait penser au mal que nous avons d'accepter ce qui nous arrive par les détours de la providence. Le mal que nous avons de compter sur la providence. D'accepter le plan de Dieu sur nous, au lieu de nous révolter.

 Je suis convaincu que je peux être innocent et avoir raison (mais sûrement il y a aussi de mes fautes) dans le zigzag de mes parcours de vocation, et dans ce qui m'est arrivé lorsque j'ai accepté de m'engager dans la musique liturgique de ma paroisse (alors que j'ai tout juste essayé de ne pas être seulement à la merci d'une liturgie décadente, mais de suivre les in(con)structions officielles...), je peux être convaincu d'avoir fait ce qu'il fallait, et en même temps, la providence a sûrement très bien fait de me mettre ces obstacles, suspections, résistances, malentendus, condamnations, calomnies sur le chemin.
Par Jean von Roesgen - Publié dans : spiritualité
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Samedi 26 juillet 2008 6 26 /07 /Juil /2008 10:47
26.07.2008

 Eva apologetica.

 "Tous les arbres du jardin vous donnent droit de manger les fruits, sauf celui-ci...", disait le bon Dieu au couple qu'il venait de créer: "Si vous mangez de cet arbre, vous perdez la vie que je vous ai donnée."

 Alors Eve, qui avait vu que ces fruits avaient bonne allure, en fit part à Adam qui les trouvait très appétissants, et ils se dirent, que le bon Dieu leur avait donné la vie, un estomac, des mains et du bon appétit, et tout un tas de beaux fruits, dont sûrement celui-ci, pour qu'ils en profitent. On ne vit qu'une fois qu'ils se disaient.
 Ensuite, ils géraient bien ce jardin sous leur propre responsabilité, et pourquoi donc pas la culture et les fruits de cet arbre là? Dieu a dû se tromper quand il leur en a parlé.
 "Mon ventre m'appartient, disait Eve, et je le remplis avec ce qui me donne envie."- "Tu as raison, disait Adam, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas disposer de nos repas en couple adulte et responsable."
 "As-tu vu tous ces animaux dans l'arbre? Ils mangent de ses fruits, et cela ne leur fait rien du tout. Ils mangent sans perdre vie. Ce n'est pas vrai que les fruits de cet arbre sont vénéneux. Nous descendons bien de ces singes qui se régalent, alors pourquoi ne pas faire comme eux?"
 "Et puis, j'en ai marre de toujours manger les mêmes fruits des autres arbres. Je n'en peux plus. C'est trop dur, de passer la vie à manger ces fruits là."

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 Ils trouvaient même un prêtre, un évêque et un cardinal qui leur donnaient raison, qu'ils avaient mangé assez de fruits des autres arbres.

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Par Jean von Roesgen - Publié dans : spiritualité
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Dimanche 27 juillet 2008 7 27 /07 /Juil /2008 12:21

27.07.2008

 Si j'ai bien compris, il faut obéir à un curé qui n'obéit pas à son évêque qui n'obéit pas au pape.

 Il faut obéir au concile à leur manière de ne pas obéir au concile.

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 Il ne faut pas rêver: Une des poussées de l'esprit du concile (peut-être que je devrais dorénavant distinguer l'Esprit du concile (l'Esprit de la Tadition qui s'exprime dans ce concile) de l'esprit du concile (ou des esprits du concile: l'esprit de ce que les plus ou moins fidèles et plus ou moins clercs attendaient d'un concile, et de ce qu'ils attribuaient à ce concile) était l'état du latin, du savoir-faire liturgique, pastorale et grégorien des prêtres en fonction et en formation, et leur envie de s'investir, de travailler, de se dépasser. Ils ont préféré dépasser les normes et les habitudes liturgiques; ils ont préféré dépasser la Tradition, plutôt que de se dépasser pour s'accorder à elle.

 Il faut à tout prix distinguer cette poussée cléricale de l'envie et la poussée des fidèles laïques d'avoir des cérémonies dans leur langue maternelle... et avec les chants de leur transistors. Je me demande si cette poussée n'a pas été largement poussée par la poussée de paresse cléricale.

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 Pratiquement tous les âges ont connu des prêtres négligents. St Vincent de Paul essaye d'y remédier (il faudrait clarifier l'implication des évêques sortant de son école dans les mouvements néo-gallicans...)... les conciles essayent d'y remédier. A ce sujet c'est tellement intéressant de lire ce que dit Vatican Deux sur la formation liturgique et musicale des prêtres. En tout cas on est loin du prêtre qui, avec l'aide d'un petit missel jetable, va chercher sa page dans le missel et dans le lectionnaire...


 ... avant d'allumer le cierge et le transistor qui fait office de chant d'entrée... (j'ai demandé au célébrant, au début de la messe s'il avait prévu les chants, et il me dit que tout est prévu...)

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Par Jean von Roesgen - Publié dans : pastorale
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 07:23
 
 Avez-vous remarqué, au fond de l'église, juste à l'entrée, le magnifique bouquet de fleurs qui vous accueille? Quel feu d'artifice de couleurs estivales pour nous souhaiter la bienvenue dans la maison de Dieu.
 Avez-vous remarqué où les fidèles qui se chargent de la décoration de l'église ont posé ce bouquet? Dans le bénitier. Cette manière de faire -depuis quelques années- fait école.
 Qu'on ait fait disparaître le baptistère, la fontaine de toute sainteté chrétienne, soit. Qu'on l'ait remplacé par un trousseau de cruche et de bassine mobile, soit.
 Que les bénitiers, surtout dans les petites paroisses de campagne, les neuf dixièmes du temps sont à sec, soit.
 Mais est-ce une raison suffisante pour en faire un cache-pot?

 En entrant dans une église, je préfère me signer à la poussière que je suis et à laquelle je retourne, que d'avoir à chercher dans une profusion de fleurs de l'eau qui n'a jamais été bénite...

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Par Jean von Roesgen - Publié dans : liturgie
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 07:23
(IV, c'est la pauvre défense (apologia) d'Adam et d'Eve...)

 Bien sûr que les couples ont toujours géré et réglé leur vie intime en responsables adultes. Il n'en peut pas être autrement. Ils sont responsables de la sanctification qu'ils se donnent, qu'ils s'accordent, à laquelle ils s'entraident mutuellement, et ils sont responsables des péchés communs. Ils gèrent dans/sous leur propre responsabilité et leur péchés et leurs vertus. Là, l'Eglise n'a rien à dire. L'Eglise a toujours laissé faire, mais elle ne s'est jamais laissé taire pour aider à voir, pour aider à dire et avouer ce qui est péché et ce qui est vertu.

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 Les enfants qui ont échappé aux programmes de la mort ne s'y trompent pas: Ils ont du mal à croire à ce Dieu de la vie, dont parlent leurs parents, de ce Dieu d'amour maître et donneur de la vie... alors qu'ils sont témoins de la manière dont ces mêmes parents disposent de la vie et de la mort de leurs frères et soeurs potentiels, de la mort ou de la vie des fruits de leur amour.
 Si encore ces parents leur transmettaient leur sens de leur péché et de leur ambiguîté devant le Dieu de la vie, la foi de leurs enfants serait peut-être récupérable. Mais s'ils se prétendent en plein accord avec le Dieu de vie en gérant comme ils font la vie et la mort des fruits de leur amour, cela devient très difficile.

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 Etre responsable d'un péché, c'est savoir l'avouer, le regretter et demander d'en être libéré. Cela n'a rien de l'infertilité d'une culpabilité à laquelle on n'échappera pas, quoi qu'il en soit, si on ne prend pas ce premier chemin de responsabilité et de conversion.

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 Le prêtre a très bien résumé la première lecture d'aujourd'hui (l'histoire de la ceinture dans Jérémie? lundi 17e semaine ordinaire, année paire): Qui ne s'abandonne pas à Dieu, abandonne Dieu.
 Dur chemin, et à la fois facile chemin de conversion.

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 Pour nous empêcher d'avancer sur le chemin de Jésus qui veut nous libérer, il n'y a rien de mieux que nos péchés qui s'ignorent, nos limites et nos paralysies qui se donnent bonne conscience et qui se contentent de leur esclavage.

 Le monde nous dit: l'esclavage, c'est la loi de l'amour qui se donne. L'évangile de Jésus nous dit: l'esclavage, c'est  le péché de ce monde qui dans sa haine, sa méfiance, sa paresse se retient et  reste sur lui-même.

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Par Jean von Roesgen - Publié dans : spiritualité
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Lundi 28 juillet 2008 1 28 /07 /Juil /2008 20:04
 28.07.2008

 C'est un procédé classique de l'accusateur, pour empêcher les sanctifications, de les accuser de leur contraire; d'accuser les moyens de sublimation de ce dont elles subliment. D'accuser les moyens de se libérer d'un travers, des travers dont elles libèrent.
 Quand un ami organiste accusait des choeurs de petits chanteurs d'histoires de touche-pipi, c'est possible qu'il y en ait eu, mais s'il y en a eu, c'est que ces musiciens ne faisaient pas leur travail. Je n'oublierai pas le sourire narquois de mon frère lors du décès foudroyant d'un autre ami organiste: Comme si en réalité, il était mort d'une maladie honteuse, fruit de mauvaises fréquentations à la tribune ou dans les sous-sols de répétitions... Plus d'un musicien travaillant le chant avec quelqu'un a dû subir les crises de jalousie de l'époux ou de l'épouse de la personne en question, l'accusant de tout et n'importe quoi, alors que le rapport intime portait sur ce qui travaille autrement l'imaginaire et les fantasmes que le passage à l'acte charnel.
 Travailler le chant (religieux) porte sur le corps, travaille le désir, sublime les pulsions, canalise les envies, mais c'est de mauvaise foi de l'accuser de les pratiquer autrement que par le chant, même si les musiques de ce monde font peut-être l'inverse du chant religieux: Elles s'obstinent dans les obsessions, tirent vers le bas, cultivent et exaltent les passions...
 Il faut savoir dans quel sens va le chant religieux. Je ne serai pas le dernier à accuser les cantiques vernaculaires de manquer parfois grave de discernement. M'accuser moi, d'avoir eu des mauvaises intentions en travaillant dans le sens de la tradition avec des enfants serait le comble.

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 C'est peut-être parce que les gens ne comprennent pas qu'on puisse donner de son temps et de son énergie gratuitement (heureusement les curés ont leur salaire pour être à l'abri d'un tel désintéressement) pour catéchiser des enfants, pour les initier au chant propre de l'Eglise, pour accompagner le chant aux offices, qu'ils s'imaginent tout de suite qu'il doit y avoir des intérêts et des mauvaises intentions d'autre espèce... qu'on ne fait ça que pour imposer son propre point de vue sur la musique d'église (alors que c'est le point de vue propre à l'Eglise, contrairement à ce que veux vous faire croire la masse du clergé et des fidèles qui ont réussi à introduire et faire dominer leur intentions musicales qui sont celles (de la mode et) du monde dans le chant religieux...), qu'on fait ça pour abuser de la confiance des enfants, pour les maltraiter, pour les malmener... etc.

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 Cela me fait penser à la réaction de cet ami allemand de longue date (on se connaît depuis nos études théologiques), quand je lui ai raconté ce qui m'arrivait dans ma paroisse comme remerciements... ("Oh... und wie schlägt ich das jetzt auf Deine Einkommen und Deinen Geldbeutel aus?") Oh, et quel en sera la répercussion sur tes revenus et ton porte-monnaie? Aucun... comment ça aucun? Tu as été assez idiot pour travailler gratuitement pour une bande de... mais je leur jetterais des pierres dans les fenêtres.

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Par Jean von Roesgen - Publié dans : chant
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 16:05

 29.07.2008

 L'arrogance du chantre...



  Depuis la plus haute antiquité chrétienne, il faudrait que le chantre fasse là-dessus son examen de conscience, le soir, avant de chanter le beau confiteor (malheureusement) pontifical de ses complies...  ...faudrait trouver une autre mélodie plus "ordinaire" pour la version post-conciliaire de cette prière... (c'est fait... enfin, pour ne pas rajouter dans l'arrogance: c'est un essai, ou une proposition... un chantier ouvert quoi: Toutes suggestions d'amélioration seront bienvenues... même si j'aimerais rester en mode de Mi (E) archaïque...)
 Déjà St Jérôme (Quel chantre a pu le vexer à ce point... il chantait donc si faux que ça? Ca m'étonne pas, avec son semi-semi-pélagianisme qui a dû forcer les harmonies au lieu de les recevoir ) prétend que ceux qui chantent faux précéderont ceux qui chantent juste au Royaume des Cieux. (...les kakaphonistes... j'ai lu tout ça dans un article de Jean-Yves Hameline dans une publication sur les chantres carolingiens de Metz...) Parce qu'eux au moins n'étaient pas prétentieux et orgueilleux... encore que, je connais nombre de fausses voix qui ne manquent pas d'orgueil et de prétention...

 C'est vrai, une fois qu'on a acquis un peu d'oreille et de justesse dans les intonations, c'est parfois exaspérant de supporter les autres qui chantent. Mais en Eglise, il ne faut jamais empêcher qui que ce soit de contribuer au chant. Pas plus celui qui chante juste d'ailleurs que celui qui chante faux. Mais tout ce monde devrait toujours tendre vers un mieux plus harmonieux. Le Royaume des Cieux n'est pas une kakaphonie, même si l'humilité de ceux qui chantent faux devancera tout le monde. S'ils étaient vraiment humbles, est-ce que leur humilité ne les ouvrirait pas à plus d'écoute et donc plus de justesse?

 Un chantre arrogant et autosuffisant, à l'Eglise, se perd, c'est sûr. Mais ceux qui chantent peu et mal et faux et qui en tirent arrogance et autosuffisance à leur tour, se perdent à leur tour.

 Cela me faisait penser à ma tante qui raconte la répétition de chant de sa chorale paroissiale qui allait en pèlerinage à la cathédrale du Luxembourg. Et qui donc, avant la grande messe, devait subir une dernière répétition sous mon ami, l'ancien organiste... c'était exaspérant pour lui... il n'en pouvait plus. Et eux non plus: il était trop exigeant envers cette petite chorale... heureusement il est rappelé à l'instrument et se fait remplacer par le chef de choeur de la cathédrale, plus doux, moins exigeant, qui continue à les faire travailler là où ils en sont...

 Il faut méditer tous les jours, que la justesse et la voix n'est qu'un don, et qu'en deux pneumonies, en un seul accident cardiovasculaire, moyennant quelques petits problèmes de souffle et de coeur, ou une quelconque atteinte des cordes vocales ou de l'ouïe, ce don fragile est vite perdu...

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"Viridites" néo-grégoriennes:
 (et non pas rubriques, parce que je n'ai ni autorité ni compétence pour promulguer des rubriques...)
 Ces compositions ne sont que des propositions, ce sont des petits chantiers ouverts, et toute proposition de correction et de réarrangement est bien-venue.
 Comme il existe déjà une version chantée du confiteor pré-conciliaire pour les messes pontificales, (dont la mélodie serait surement adaptable au nouveau texte post-coniliaire), cette version-ci ne peut en aucun cas se chanter aux messes pontificales...

Par Jean von Roesgen - Publié dans : néo-grégorien
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 16:07
 Comme guide de lecture, je propose à ceux qui sont intéressés par la vie de la paroisse de Lacapelle, de lire les articles: Exécution, Historique de mon 'imposition' à Lacapelle, Mise au point, et la Lettre ouverte à la paroisse. (Sinon la majorité des articles portant sur la pastorale, la liturgie et la catéchèse se rapportent à ces activités là...)

 Mon avis sur l'avant- et l'après-concile: Les pages de la "Charte du communiquant (alias communiaste)" (http://jevoro.over-blog.com/pages/charte_du_communiquand_alias_commmunionaste-532368.html) et "L'esprit du  concile, c'est du boudin" (http://jevoro.over-blog.com/pages/Lesprit_du_concile_cest_du_boudin-557693.html), et l'article: "Le concile des pêcheurs." (http://jevoro.over-blog.com/article-20921071.html) (Sinon les articles sur la liturgie.) ... (Les pages sur le Latin (http://jevoro.over-blog.com/pages/Latin-540985.html) et sur les braderies (http://jevoro.over-blog.com/pages/Braderies_et_responsabilites-558213.html) aussi...) et l'article des Trésors (http://jevoro.over-blog.com/article-20971089.html).

 Mon avis sur le chant grégorien: La page sur le chant grégorien, et les articles se rapportant au chant et au chant grégorien. (http://jevoro.over-blog.com/pages/chant_gregorien-543017.html)

 Une page qui me paraît importante pour une meilleure appréciation de nos cantiques vernaculaires: grille de critique. (http://jevoro.over-blog.com/article-20504710.html)

 Mon parcours de laïque se trouve dans la page "Parcours pas court". (http://jevoro.over-blog.com/pages/parcours_pas_court_et_vocations-539920.html)

 Les articles qui portent des chiffres romains I, II, III se lisent plus facilement dans l'ordre: III dépend de II qui dépend de I.
Par Jean von Roesgen
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 /07 /Juil /2008 19:52
Dès le début, aux premiers trois quarts de cette antienne, il est important de bien faire les ralentissements sur les cadences des petites incises sur re, mais sans respirer, en enchaînant ces trois moments de faire de Jésus qui se tiennent. D'autant plus qu'il n'y a ni relative ni répétition de l'objet pour "dedit discipulis"... Par contre il faut respirer avant que les disciples ne passent les pains à la foule... (conclusion).
  Il faut vraiment faire sentir dans la virga strata et le pes quassus qui se suivent sur la "turba", la faim et le désemparement, l'attente et l'atteinte messianique de cette foule.

 "Viridites": (et non pas rubriques, parce que je n'ai ni autorité ni compétence pour promulguer des rubriques...)
Ces compositions ne sont que des propositions, ce sont des petits chantiers ouverts, et toute proposition de correction et de réarrangement est bien-venue.
Il ne faudrait pas cantiller la traduction en français et le psaume en français sans avoir au moins une fois fait entendre l'antienne en latin. Le psaume par contre peut se chanter tout en français sans avoir recours à sa version latine.
Il faudrait toujours préférer le répertoire authentique du Graduel romain à ces compositions qui ne sont qu'un acheminement pédagogique vers les antiennes officielles plus complexes et plus riches.
Par Jean von Roesgen - Publié dans : néo-grégorien
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 05:35

  Cruches et mythomanes.

 Il est heureux d'être des cruches vides devant le bon Dieu, pour lui donner la possibilité de nous remplir de ses dons à lui, de ses trésors à lui, qui ne passent pas. Il est malheureux d'être un cruche vide devant la télé, devant les journaux et autres nouvelles, racontars et rapportages jetables et hautement périssables.

 Il est heureux d'effacer sa personne pour faire place au Christ en nous, de ne plus vouloir être que lui. Il est malheureux de se prendre pour le Christ pour donner de l'autorité et de la place à notre personne.

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 Le problème, c'est qu'il y a des cruches qui ont tellement honte d'être ouvertes vers le ciel, qu'elles se couvrent de couvercles et de bouchons, ou qu'elles s'inclinent vers le côté pour se remplir de ce qu'elles trouvent sur leur passage horizontal...

 Et qu'il y a des gens qui se prennent tellement mécaniquement, sacrementalement, opérationnellement, administrativement pour le Christ, qu'il n'y a plus de place pour le Christ en eux.

 ... il y a des cruches qui sont totalement inconscient qu'elles sont fêlées à la base, et qui n'essayent même pas de se faire réparer avant d'aller à la source. C'est vrai que la source est intarissable, mais il ne faudrait pas non plus que la cruche soit inremplissable...

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01.08.2008

 Fazit: Mieux vaut être fêlé vers le haut, que vers le bas. En haut, on peut recevoir, en bas, on perd. Du haut on transmet vers le bas, et ce qu'on accapare en bas ne fait qu'empêcher le haut de recevoir.
  Mieux vaut être fou et incontinent dans la tête (vouloir tout, vouloir le tout, vouloir la plénitude, désirer le ciel) que vers le bas (lâcher tout, avaler tout et tout accaparer)... le bas va de notre pauvre bouche au plus bas ventre... dur métier que de mettre la priorité à la justice, la joie et la paix au lieu du gain, de la (sauve)garde, des réserves, de l'exploitation...

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 08.08.2008

 Ce sont des blocages psychologiques (se suffire d'être le prolongement du désir d'une mère pieuse par exemple) qui forment ce que j'appelle le côté mythomane de certains clercs: Devoir mentir pour être quelqu'un au lieu d'avouer ce qu'on est (et ce qu'on est pas) pour devenir quelqu'un.

 Il n'y a pas d'autre chemin de sainteté que celui qui consiste à avouer nos péchés.

 On apprend à chanter juste le jour où on entend ce qui est faux dans ce qu'on chante. Le jour où on accepte cet écart, on peut le réduire.

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 N'y a-t-il pas un mot dans  ce sens dans la Règle de St Benoît: "Ne pas se prendre pour un saint avant de l'être."
En d'autres mots: Celui qui se prend pour un saint ne le deviendra jamais.

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Par Jean von Roesgen - Publié dans : spiritualité
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Mercredi 30 juillet 2008 3 30 /07 /Juil /2008 10:54

 Quand on lit à la fin des petits missels mensuels jetables (peu importe s'il s'agit du carré ou du rectangulaire) dans un petit encadré en petits caractères (qu'il s'agit là d'un mensuel conçu pour aider les chrétiens à unir leu vie à la prière de l'Eglise universelle, tout spécialement par la liturgie, ou pour aider les chrétiens qui veulent enraciner leur vie et leur prière dans la liturgie et spécialement dans l'Ecriture Sainte qui y et proclamée, et) qu'il ne s'agit pas d'un livre pour le célébrant (ou pour la célébration) et qu'il ne remplace pas le Missel ou les lectionnaires, c'est un peu comme l'histoire de crétois qui dit que tous les crétois sont des menteurs.
 En tout cas, les célébrants, équipes liturgiques, fidèles, qui s'en servent comme missel et lectionnaire (ou au moins comme contrôle de ces livres-là), ces gens pour qui ce livre fait autorité pour le choix des chants, des formulaires des messes, des déroulement des fêtes, des petits refrains à chanter, des idées à prêcher, des homélies à recopier, ce paragraphe encadré ne fait pas trop autorité.

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 Dans le temps, le petit missel jetable carré affichait cet encadré tout au début, à l'intérieur de la couverture. Maintenant c'est à la fin... pour cause?

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 Ils pourraient ajouter dans le petit encadré à la fin de leur mensuel, que ce mensuel, avec ses propositions de chants et de refrains, n'est pas non plus destiné à remplacer le Graduel romain, ni l'Ordo cantus missae.

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Par Jean von Roesgen - Publié dans : liturgie
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  • Jean von Roesgen
  • Le blog de Jean von Roesgen
  • Homme
  • 08/01/1963
  • peinture jardinage chant grégorien
  • J'ai fait théologie, puis les beaux arts comme études. Si je les avais fait dans l'autre sens, peut-être que j'aurai plus de crédit auprès de cette Eglise...
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