Vendredi 30 mai 2008
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30.5.2008
Je ne peux pas me défaire de l'impression, depuis que je me documente sur l'avant-, pendant- et après-concile (Vatican II), qu'aussi bien les intégristes, que les progressistes (pour prendre les deux ailes extrêmes, qui n'envolent pas le corps du Christ) veulent avoir le label de catholique de Rome sans remplir son cahier de charge.
Cela ma rappelle à quel point la peinture abstraite qui voulait se libérer du chevalet figuratif restait tributaire de la toile, du cadre, de l'accrochage, et du chevalet de la peinture figurative.
Luther n'a pas pu régler dans le corps de l'Eglise ce qu'il n'avait su régler dans son corps, et dans la pointe la plus corporelle de son corps. Il ne pouvait attendre que l'Eglise règle ce point à sa place, mais avec sa place dans l'Eglise. Il ne l'a pas règle à sa place, donc il a changé de place l'Eglise.
Les réformateurs (des commissions liturgiques sous Mgr Bugnini), avant de se demander quel bien allait apporter la reforme liturgique, ou se promettre tout le bien qu'elle allait apporter au corps de l'Eglise, auraient pu/dû expérimenter sur eux même, sur leur propre corps tout le bien que cela leur apporte, non pas le bien de s'imposer aux autres, mais le bien d'être libéré et incarné dans le Christ.
C'est inquiétant d'entendre dire de la part d'un traditionaliste, que la nouvelle liturgie ne sanctifie pas.
Pour moi, "ecclesia supplet" est le mot d'ordre liturgique dont je me sers le plus ces derniers temps en allant à la messe.